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-super photos et commentaires, ça donne envie !
-Sympa le live reports. J'ai trouvé la fin du set de Cattle Decapitation plus carré...
-Mea Culpa alors très cher collègue. :( J'aurais du mieux vérifier effectivement.
-Ce n'était pas au Sedel le concert Beach Slang.
-Cool report même pour un non-metalleux !
-Haaaaaaa mais Anders Iwers! Putain c'est le mec de Ceremonial Oath et Tiamat! J'adore...
-YOU GET YOUR BALLS TO THE WAAAALLS!
-Merci pour le report! C'était du costaud d'organiser ces 2 gigs! Effectivement, ils...
-You're welcome, Chris! See you at Maryland Deathfest!
Mea culpa ! A la sortie du Festival Sonisphere 2010, j’avais dit (et écrit) : "ce genre de gros festival, c’est terminé, fini, plus jamais. On veut bien être fan, mouton qu’on rase, mais il y a des minimums d’organisation et un son correct qui doivent toutefois être atteints. Sonisphere : fuck you !!!" Et bien voilà , non seulement je suis revenu sur ma parole et j’y suis retourné. Le constat est-il alors meilleur ?
Revenons au début : il était donc une fois une bande de vieux potes qui ne sortaient plus tellement., hormis pour des tombolas ou des concours de trial (private joke). L’occasion faisant le larron, la fine équipe a décidé de remettre le couvert pour cette édition 2011 du Sonisphere, car finalement "ça pourrait être sympa". Okay, okay. Bon, déjà , le prix n’était pas sympa du tout : CHF 173.00. Certes, le train était inclus dans le billet, mais en déduisant un prix du billet à CHF 40.00, ça fait tout de même CHF 134.00 !! Ca reste quand même cher. Le prix étant un fait connu d’avance qu’on arrive à gérer, la pré-programmation des organisateurs en était à l’opposé : changement de line-up, changement de stade (pas assez de préventes), informations minimales sur le site, incessantes modifications de running-order jusqu’à un jour avant le fest, bref, plein de mauvais points qui ne donnaient pas énormément envie de se déplacer dans la capitale de la chimie.
Jour J !! Nous y voici. Arrivée à Bâle avec quelques remous organisationnels avec mes camarades, nous allons déposer nos affaires à l’auberge pour ensuite prendre une petite ligne de bus qui nous mène au St. Jakob. Excellent choix, car la ligne est tranquille et l’arrêt aisé. Devant l’entrée, il faut échanger les billets contre un "bändeli" et là le gentil jeune homme me dit que j’ai un billet avec une place assise et qu’il n’y en a plus (des places assises, pas des billets) !! Okaaaay. Il me propose de me donner CHF 10.00 en retour ou deux jetons pour une bière et un jeton pour une saucisse. J’opte pour la seconde option, sachant que je vais boire quelques mousses et certainement manger un peu de gastronomie fine. On arrive ensuite dans les salles fermées, sans aucune fouille. On déboule pour voir 5 minutes de Monster Magnet, mais devant la mollesse de la musique, on décide de faire le tour du site pour repérer quelques stands. Choses promises, choses faites. Premières bières, première saucisse (mon jeton n’est pas accepté, il faut aller au stand de l’organisateur !!!), on entend au loin Alter Bridge qui joue un heavy des plus frelatés et des plus classiques (le terme "chiant" a été entendu).
Sur ce fait, nous décidons de revenir voir Hatebreed. Autant le dire tout de suite, je suis resté bloqué sur le Hatebreed de "Under The Knife" et "Satisfaction Is The Death Of Desire" ! Et ma foi, là , qu’est-ce que je vois : un groupe de pseudo rappeur ("Yo motherfucker, come’on, fuck, make the fucking circle fucking pit, fuck all") qui joue un hardcore métal insipide et (presque) funky. C’est tellement mauvais que nous repartons après 15 minutes pour attaquer un stand de bières. Malheureusement, le fond sonore accompagnant notre "pause" est Limp Bizkit, c’est-à -dire ce que le métal peut produire de pire et d’insupportable.
Un choix cornélien s’impose : aller voir Alice Cooper et prendre le risque d’avoir une mauvaise place pour Iron Maiden ou regarder Slipknot en sachant que ça peut vite gaver. Le second choix l’emporte et nous attendons les gars en combinaisons oranges. Ne possédant aucun album du groupe et n’étant franchement pas fan, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Bien sûr, j’avais déjà vu moultes vidéos et extraits de lives, mais le réel et le vécu, c’est toujours autre chose. Slipknot arrive donc, la mise en scène est puissante, ça donne bien sur scène. La musique passe encore pas trop mal pendant 45 minutes, mais ça devient un peu lassant sur la longueur. Le bon côté est l’apport des rhythmiques, l’énergie que le groupe a sur scène (ça bouge, ça jumpe, ça grimpe partout, c’est physique), la batterie qui tourne en l’air (absolument à voir !), mais sinon ça manque de grosses guitares et les samples sont parfois un peu trop téléphonés. Le moment fort est lorsqu’un membre ("Sid", je crois) monte sur la terrasse VIP à droite de la scène, fait un immense slam dans le public et rejoint la scène après avoir fait 3 minutes de "crowd surfing", vraiment intense, très très cool. Le groupe dédicace le concert à leur bassiste décédé il y a une année et pour terminer je dois avouer avoir passé un moment sympa, même si je n’achèterai pas en disque. La setlist du jour, trouvé sur le site officiel :
0. Intro
1. (sic)
2. Eyeless
3. Wait and Bleed
4. The Blister Exists
5. Liberate
6. Before I Forget
7. Pulse Of The Maggots
8. Disasterpiece
9. Psychosocial
10. The Heretic Anthem
11. Duality
12. Spit It Out
13. People = Shit
14. Surfacing
La pause entre Slipknot et Iron Maiden nous permet de satisfaire nos envies primitives de festivaliers : manger du triple gras, boire de la bière en cascade et aller au pissoir. Nous en profitons également pour prendre une bonne place pour le concert à venir, car le 80% des 25'000 fans sont venus voir Iron Maiden. Il suffisait de regarder les t-shirts pour s’en rendre compte. A ce propos, j’en profite pour revenir sur l’installation de la grande scène : celle-ci n’est pas très haute et comme le terrain d’athlétisme est plat, la vue n’est pas géniale (j’ose même pas imaginer les "petits" qui étaient dans le public). De plus, des écrans géants ont été posés de chaque côté de la scène, mais ils sont beaucoup trop bas et ne servent finalement pas à grand-chose. Un peu décevant cette installation !
Mais voici enfin que le matériel (imposant) du groupe est posé, que les décors sont là et voici Iron Maiden qui arrive !! L’ambiance est chaude, on se croirait dans un stade de foot pour voir son équipe préféré, ça fait grande messe du heavy. Pas trop mon truc, mais voilà , on fait avec. Le groupe démarre au taquet, même si le son est pas terrible au début : beaucoup d’aïgus et Bruce Dickinson un peu en retard dans son chant. En parlant du chanteur, à remarquer qu’il porte un petit bonnet pour masquer sa calvitie naissante, c’est vilain de camoufler. Le groupe bouge bien tout le long du concert, rien à redire. Par contre, on peut se poser la question sur la présence de trois guitaristes étant donné qu’on en entend que deux… Niveau musique, les nouveaux morceaux ne sont pas tous très bons sur scène, certains sont même un peu chiants. Malheureusement le morceau "Fear Of The Dark" est joué et je trouve ce morceau vraiment mauvais. Quelques vieux classiques ne manquent bien sûr pas à la set-list et si certains ont toujours de l’’impact (Iron Maiden, Running Free, The Trooper ou Hallowed Be Thy Name), d’autres ont passablement mal vieillis (2 Minutes to Midnight ou The Number of the Beast). Bref, Iron Maiden, c’est la fête, c’est le GROS TRUC. Eddie, la mascotte arrive sur scène, mime un solo de guitare (avec une guitare quand même), c’est l’émeute dans le public. Les lights sont absolument excellentes, les gros posters défilent à chaque morceau, encore une apparition d’un Eddie géant tout vert, etc, etc… Avec Iron Maiden, le spectacle est au rendez-vous, c’est clair. Si on prend la musique pure, on remarque quand même quelques coups de mou et des compositions actuelles vraiment pas très inspirés, mais comme un concert c’est un tout, un ensemble de sensations globales, on pourra donc dire que ces 2h20 de concerts auront été très très sympas. Et les fans sont bien sûr aux anges. La set-list d’Iron Maiden pour le Sonisphere 2011, qui ne change guère d’un endroit à l’autre sur leur tournée :
1. Satellite 15, The Final Frontier
2. El Dorado
3. 2 Minutes to Midnight
4. The Talisman
5. Coming Home
6. Dance of Death
7. The Trooper
8. The Wicker Man
9. Blood Brothers
10. When the Wild Wind Blows
11. The Evil That Men
12. Fear of the Dark
13. Iron Maiden
14. The Number of the Beast
15. Hallowed Be Thy Name
16. Running Free
Iron Maiden étant terminé, tout le monde se bouge en direction des salles. Donc : bouchon, cadence rallentie, finesse dans les allées (et que je pisse ici et que je mime un solo au milieu de la foule), etc, etc. On arrive enfin dans la grande salle pour voir In Flames et leur speed metal mélodique. Personnellement, leur musique ne me touche vraiment pas, mais l’ambiance est bien présente et ça se laisse écouter depuis les gradins.
A partir de ce moment, nous avons légèrement merdé. Suite à un malentendu entre camarades metalliques, nous attendons comme des cons Kreator (dont je pensais qu’ils jouaient dans la grande salle après In Flames !!). Et bien non, car nous finissons par remarquer que les allemands jouent dans la scène moyenne et nous arrivons juste pour le dernier morceau; oui, le dernier morceau. Merde !! Moi qui voulait absolument les voir, c’est loupé.
Pour ne pas rester sur une fausse note, nous regardons Gwar dans la même salle et il faut dire que c’est le spectacle "grand-guignol". Déguisements cultes, mises en scènes débiles et sales, tripes à l’air, sang qui gicle dans le public, le sexe géant du chanteur qui pendouille, etc… tout est "fake", mais c’est un excellement moment de rigolade et de joyeuse débilité que nous passons. Musicalement, Gwar a un peu durci sa musique, mais ça reste assez insignifiant. De toute façon, qui va voir Gwar pour la musique et non la mise en scène ?
Arrive la fin de soirée. Dans un élan de lucidité, nos esprits fatigués pensent à prendre un taxi pour rentrer à notre lieu d’hébergement et c’est sur cette note finale positive que nous prenons congé de la version 2.0 du Sonisphere suisse. Und tschüss.
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Un peu d’eau ayant coulé sous les ponts bâlois, voici le temps de faire l’inventaire du Sonisphere, avec recul et méthodologie toute helvétique.
Les points positifs :
- beaucoup de groupes à voir/écouter, le tout avec des styles qui balaient assez larges
- le son pas trop dégueu, même si très très très fort (merci mes boule-quiès pro !)
- le prix de la bouffe était dans les marges supérieures, mais encore payable
- toilettes et pissoirs en nombre
- festival au centre-ville (y’a bon !)
- le temps sans pluie (mais là , l’organisation ni peut rien)
- les lights-shows pas mal du tout
Les points négatifs :
- les prix généraux (billets, boissons, t-shirts), tout est trop cher !!
- l’organisation défaillante (sites pas bien reliés, mauvaises indications, etc)
- changements incessants de passage des groupes
- trop de groupes aux mêmes styles qui jouent en même temps
- vue merdique de la grande scène
- l’ambiance "fête du village" avec Frank Dubosc (qui veut acheter des tongs ou des bonnets reggae à un festival de métal ?)
- la "sympathie" des gens aux stands et certains securitas un peu à l’ouest
On verra les leçons que retiendront les organisateurs et le programme à venir pour l’année prochaine… certains noms me motiveraient pas trop mal (par exemple : Tool, Slayer, Morbid Angel, Black Sabbath featuring Ozzy). Affaire à suivre donc.
Live Report : Xetal
Ajouté le : 28.06.11
Live Report cliqué : 23057 fois
Alestorm, Dark Tranquillity, Carach Angren, Steel Panther, Ghost, Slayer, Sepultura, Black Sabbath, Gloryhammer, Limp Bizkit, Candlemass, ...
Date : 27.06.14
Lieu : Open Air Festival - Dessel
Metallica, Slayer, Megadeth, Anthrax, Rammstein etc.
Date : 22.06.10
Lieu : Vasil Levski Stadium - Sofia - Bulgarie
Metallica, Slayer, Megadeth, Anthrax, etc
Date : 18.06.10
Lieu : Open Air - Jonschwil
Vous avez oubliez de mentionner un retard sur quasi tout le programme et pas le même suivant les scènes. Maiden avait 45 min de retard, par exemple.
Le camping payant, 50.- pour deux personnes, était quadrillé de manière militaire et les carrés très petit. Même pour une tente 2 place standard. Heureusement, beaucoup de gens ne sont pas venus dans le camping et il restait quelque coin vide pour bien s'étendre.
Mauvaise orga, mais d'excellents concerts.
666 The Number of the Beast
Yeah !
140.- chf pour matter 40 bien établis? Franchment, c'est pas cher - C'est quasiment ce que tu paye pour voir Maiden tout seule…
Limp Biscuit : groupe insupportable. Ils peuvent pas rester chez eux !!!
Maiden, la grande classe.
rooh, hatebreed c'été quand même marrant :D, Gojira sympa aussi malgré le retard :)
Jolie kro. J'ai hésitez longtemps à venir (du à l’organisation de 2010 et surtout (tu l'as dit), aux nombres de groupes que se chevauchent durant ce festival. Pour moi, 4 scènes, c'est trop. le prix aussi fait réfléchir (oui, beaucoup de groupes, mais pour en voir combien au final? 4-5?). Merci.
Edi
Déjà vu Mastodon 3 fois...
Après, on a fait des choix démocratiques de groupe et partant du principe qu'on pouvait pas tout voir et que le don d'ubiquité n'est pas totalement maîtrisé, voilà donc pour l'embrouille...
:-(
Pfff tu as même pas été voir Mastodon????? Mais tu es dingue, ils ont juste fais le concert de leur vie avec une set-list laissant la part belle aux premiers disques, LA BAFFE du fest pour moi ;)
Wholock
Y'avait encore des gens en 2011 qui bashaient Limp Bizkit ?
C'est assez hasbeen quand même.
Posté le : 15.12.2013 à 15:55