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Diablo Swing Orchestra

Diablo Swing Orchestra

Pandora's Piñata


Pays : Suède

Date de sortie : 2012

Note du kronikeur :

Skartnak

Incroyable

Note des lecteurs :

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Total : 23 notes

Style : Avant-Garde Metal


Pour les Fans de : Jazz, Metal, bizarreries, et à la limite Sigh, Le Grand Guignol, Stolen Babies



Note cet album :

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Skartnak.com Trois ans! Quelle attente insoutenable ce fut, depuis le fou 'Sing-Along Songs for the Damned and Delirious'. Après avoir dévoré, englouti, vomi et ravalé, s'être passé à l'endroit, à l'envers, dans tous les sens possibles les deux premiers albums, on a attendu et attendu, le ventre vide, les yeux pleins d'espoir : Pandora's Piñata. Les informations tombaient au compte-goutte, forcément les fans s'impatientaient! Pour les apaiser, on annonça déjà une tournée... en Amérique du Sud. Puis, sans prévenir, le titre d'ouverture atterit sur Youtube. Oh Voodoo, mon amour... Et enfin, peu après, on a pu ouvrir la boîte de Pandore.

D'autres, pendant ce temps, sirotant paisiblement un sirop grenadine loin de toute cette agitation sur leur terrasse, ont loupé le coche. L'événement du siècle! La révélation du millénaire! Car les ménestrels du Diablo Swing Orchestra ont ré-inventé le metal, y incorporant dans le tas rythmiques jazzy, influences aussi variées que la salsa, la musique traditionnelle russe, un zeste de folie, le tout relevé par violoncelles et cuivres, sans oublier la voix exceptionnelle de la soprano Annlouice Wolgers. Pendant ce temps, les ignares n'ont pas lu un seul journal, et n'ont pas vu écrit en gros titres combien le Diablo Swing Orchestra renfermait de fraîcheur dans leurs compositions si harmonieuses, et toujours un peu décalées, bizarres, ... délicieuses. Il est peut-être temps pour ceux-là de finir leurs consommations et d'ouvrir eux aussi la boîte de Pandore, pour notre chute à tous.

Trêve de plaisanteries! Appelons docteurs, professeurs, éminents scientifiques des sept continents, pour analyser l'obet tant convoité. Leur mine mal-à-l'aise trahit leur incapacité à considérer le monstre d'un point de vue global dès le début. Qu'à cela ne tienne, amenons-les par la main, pas à pas, dans la gueule de la bête. Une angoisse fébrile les étreint, tant d'attente... ça se lit sur le visage. Mais? Ils se mettent à sourire? Ils rient? Ils dansent? Ils sautent? 'Voodoo Mon Amour' les fait retomber en enfance dirait-on. Ou plutôt simultanément en 2006 et en 2009. "S'il est difficile de comparer cette chose à quelque chose à quoi notre expérience aurait pu nous familiariser", expliquent-ils l'air hagard," les deux autres opus nous offrent déjà des repères, instables nous le concédons, mais rassurants." Difficile de leur donner tort, car la première chanson, démarrant en trombe sur des cuivres déjantées dans une tradition dixieland, ne peut pas ne pas rappeler l'ambiance "aristochats" de 'A Tapdancer's Dilemma', la pièce d'ouverture du dernier album. Rythmes swingés, basse secondée par le violoncelle, on renoue avec nos premiers amours en une poignée de secondes, rassasié, enfin!, par du nouveau Diablo Swing Orchestra au moins aussi bon. "Meilleur! Meilleur!" s'esclaffent les érudits convoqués pour l'occasion, toujours en transe. Si on s'avoue reconquis, mieux vaut ne pas tenir de jugement aussi hâtif.

'Guerilla Laments' nous emmène de son côté au sud-ouest, en Espagne pour les plus paresseux, mais l'Amérique latine siérait mieux pour ce type de vacances. Toujours en train semi-connu (car cette fois, c'est nouveau, c'est frais!), on retrouve l'ambiance latino parsement par endroits leurs oeuvres précédentes, comme sur le début de 'Poetic Pitbull Revolutions', ou la fin de 'Lucy Fears the Morning Star'. Comme s'ils ne refoulaient plus un complexe, cet air latino domine ici toute la chanson au lieu de ne se résumer qu'à quelques soupçons par-ci par-là. Une unité, si on peut en parler pour ce groupe. C'est gai, c'est trop bon. Après une brève interlude aux relents d'extrême-orient, 'Kevlar Sweethearts' se révèle un morceau contrasté. Sombre et lourd dans ses parties instrumentales, il s'adoucit drastiquement lorsqu'Annlouice pousse la chansonnette, car alors elle n'est accompagnée que d'instruments un peu fugitifs, discrets - violons, guitares acoustiques, une caisse claire timide - et la demoiselle fait preuve dans ses mélodies d'une douceur féérique qui la rapproche de Tarja Turunen comme elle ne l'avait jamais été.

Bam. Tadam. Claque dans la figure, ou toute autre transition stylistique qui fait son petit effet. 'Black Box Messiah' - quel titre incongru d'ailleurs - c'est du nouveau. Ca c'est clairement nouveau. C'est encore plus nouveau que le Diablo Swing Orchestra est nouveau d'habitude. Extrêmement nerveuse, ce qui donne une impression de courte durée, la chanson dévoile des périgrinations "électroniques" jamais osées jusqu'alors. Les claviers en effet, à coup de notes suraiguës jouées staccato, surplombent les trompettes et sonnent si facilement modernes qu'on aurait pu entendre les mêmes sons sur de la house commerciale (ou sur de la pop turque d'après les membres du groupe). Ce n'est pas tout, car on entend ici un Diablo Swing Orchestra plus grotesque que jamais, avançant entre deux couplets des choeurs distordus d'enfants complètement déments, qui ont, allez savoir pourquoi, quelque chose de japonais. Avant-garde, japonais, si vous pensez à Sigh, c'est chouette, très même, mais c'est un autre registre, même si un attrait pour le côté suave de la folie semble les rallier.

Ainsi qu'un goût pour les éléments symphoniques dans le metal? Arrêtons là les comparaisons vaseuses avec les icônes du black japonais, mais effectivement, nos Suédois se plaisent, et nous plaisent, à raggaillardir encore leur style dans 'Exit Strategy of a Wrecking Ball' en y incorporant des éléments symphoniques! Les accords de violons qui accompagnent le chant déchirant d'Håkansson sont en effet trop étoffés pour qu'on les trouve familiers. On jette un oeil à la liste des musiciens de session et on constate que c'est un mini-orchestre qu'ils se sont offerts! En vrac, deux violons, deux altos, une contrebasse, une flûte, une clarinette, un hautbois, un cor, un percussionniste (c'était donc ça les cloches, au loin), et une mandoline! Ceci en plus de leurs propres tromboniste, violoncelliste et trompettiste. Enfin, le titre s'achève dans un coup de tonnerre d'une brutalité qui n'a rien de symphonique, mais 'Aurora' nous replonge dans une harmonie toute romantique. Eh oui, pas de grosses guitares, pas de batterie. 'Aurora' sonne comme une comédie musicale Walt Disneyesque (avouez que leur côté exagéré est un peu grotesque), à grand renfort de roulements de tambours et claquements de cymbales. C'est l'occasion pour Annlouice de faire étalage de ses talents époustouflants de cantatrice, profitant de la mise en valeur que lui accorde l'orchestre. Tantôt douce, tantôt terrible, on l'adore, on lui écrit une lettre d'amour. Et, pour ne jamais faire comme tout le monde, le titre s'achève sur des mélodies arables, aux saveurs de Moyen-Orient.

La très jazzy, mais moins dixieland, plus moderne, 'Honey Trap Aftermath' descend le tempo, et se démarque surtout par le solo de cuivres qui l'occupe en son milieu, et fait se répondre les instruments tour à tour, simulant une improvisation spontanée. Le morceau s'achève sur des choeurs masculins graves mémorables, pour laisser la place à 'Mass Rapture', un des titres les plus denses de l'album. Même si chaque titre se dispute la palme du plus surprenant, les autres sont relativement unis, soit par un unique chanteur, soit par une unique ambiance, mais celui-ci dégage des émotions contrastées (riffs headbangables, enthousiasme, mélancolie), et joue sur des transitions abruptes, étonnantes. Le genre de transitions qui parsemaient plus le deuxième album que le premier, on rappelle qu'il nous emmenait parfois sans prévenir du metal à... une samba. Rien ici d'aussi... "exagéré", mais 'The Butcher's Ballroom' donnait moins l'impression de partir dans tous les sens que le second, et ce 'Mass Rapture' a un feeling qui serait plus apparentable à 'Sing-Along Songs for the Damned and Delirious'. Au fil des écoutes, c'est également celui qui semble lasser le moins vite, mais accrochera peut-être plus difficilement l'attention à un premier survol.

S'il démarre d'une manière presque risible (des crissements de cordes hitchcockien précédant des rythmes un tantinet puérils), 'Of Kali Ma calibre' s'avère vite le morceau le plus terrible de l'album. Roulements de caisse claire très martiaux, Annlouice entonnant une mélodie slave, et au-derrière des cuivres inquiétantes. Lorsque ça s'emballe, le Diablo Swing Orchestra n'a jamais, au grand jamais, été aussi sombre et violent, avant son départ du groupe, le batteur Petter Karlsson a été jusqu'à risquer des blastbeats tout droit tirés du black metal de leur pays natal, qui prennent une ampleur impressionnante en jouxtant de paisibles accords de violons, si calmes et si tristes. On est à ramasser à la petite cuillère pour être rebrisé immédiatement par l'hymne final 'Justice for Saint Mary'. Très symphonique, elle n'autorise que la guitare acoustique et le chant clair de Daniel Håkansson à venir troubler la prestation de l'orchestre. Heureusement pour le Suédois qui y tient un chant touchant, partagé entre l'angoisse (de la fin de l'album) et la mélancolie (à cause de la fin de l'album aussi). Lorsqu'il se tait, la tension qui s'empare alors de l'orchestre à travers des crodes suraiguës et dérangeantes semble signifier la victoire de l'angoisse. C'est terrible, les instruments montent en puissance, rejoints bientôt par la batterie et les guitares. La puissance grandit, et ... quoi? Euh, comment? Tout s'effondre brusquement dans un chaos d'effets électroniques à la sauce dubstep et l'album s'achève. Net.

Incroyable. On le termine sur un sourire béat d'admiration. Un album du Diablo Swing Orchestra, c'est en fait un peu comme une histoire, avec des rebondissements, des péripéties, des surprises, des drames, du pathos, du courage, des batailles, des voyages exotiques. Ca se lit comme une histoire, ça se découvre, et, en dévoilant son dénouement, on a presque l'impression de spoiler l'intérêt de l'expérience. Mais enfin, quel délice, messieurs! 'Pandora's Piñata' est tout d'abord, et sans conteste, l'album le plus symphonique du Diablo Swing Orchestra. Tout en contrastes comme à leur habitude, il est n'est pas pour autant moins jazzy (cf 'Voodoo Mon Amour' et 'Honey Trap Aftermath'). Au niveau des émotions, l'entraînante 'Guerilla Laments' côtoie la noirceur de 'Of Kali Ma Calibre', mais un côté aigre-doux, un peu inquiétant, grotesque c'est le mot domine chaque morceau en contrefond, comme une signature implicite. Ils sont fidèles à leur style, comme le témoigne 'Voodoo Mon Amour' typiquement, mais savent se renouveler, avec goût, et surtout avec originalité, en témoignent 'Black Box Messiah' ainsi que l'abassourdissant final en dubstep.

Si beaucoup n'hésitaient pas à comparer en qualité les deux premiers opus, d'autres les appréciaent tout autant l'un que l'autre, reconnaissant toutefois leurs différences. Différents, ils l'étaient! Et ce 'Pandora's Piñata' est à des lieues de s'enliser dans une routine. Cependant, il serait probablement déplacé de le dire meilleur ou moins bon que ses prédecesseurs. Ca reste le Diablo Swing Orchestra, avant-gardiste au possible, et vus les éléments improbables qu'ils marrient dans un même morceau, ça ne plaira jamais à tout le monde. Mais si on sait apprécier une fiole de démence liquide comme un fin vin de Bordeaux, on ne pourra s'empêcher de trouver cet album vraiment remarquable.

Kronik : Loulou

Diablo Swing Orchestra

Plus d'infos :

Label : Candlelight Records

Site Web : www.diabloswing.com

Facebook : www.facebook.com/pages/Diablo-Swing-Orchestra/61680950315

Site du label : www.candlelightrecords.co.uk


Kronik ajoutée le : 23/04/2012

Kronik cliquée : 2807 fois


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