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Play To Destroy

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PLAY TO DESTROY est un groupe lucernois qui est scandaleusement sous-estimé et trop méconnu. Cette formation aime son hardcore rapide, bruyant, bref et pas trop sérieux. En plus, ils tiennent leur nom de groupe d'une chanson de TEAR IT UP, ce qui mérite un tonnerre d'applaudissements à mon avis! Alors faites-moi plaisir, cessez d'ignorer ce groupe et allez lire ce que la "faction d'André" a à dire!

Play To Destroy

rose Hey les deux André ! Premièrement, puisque vous avez le même prénom, y a-t-il un moyen de vous différencier l’un de l’autre ? Avez-vous des surnoms par exemple ?
André E : Mon surnom est en général « Emmi », car mon nom de famille est Emmenegger.
André T : Mon surnom est « Glis », on me l’a donné quand j’étais au CEVI (ça veut plus ou moins dire « celui qui trouve sa voie »).

Pour commencer, comme PLAY TO DESTROY n’est pas très connu, pourriez-vous s’il vous plaît présenter votre groupe en me disant qui vous êtes et qui joue quel instrument ? Sentez-vous libres de dire tout ce qui vous semble important de savoir au sujet du groupe !
André T : En fait, le groupe est composé de Tobias à la guitare, il chantait dans les années 90 dans un groupe punk mélodique appelé HOPSCOTCH et il travaille comme dessinateur architecte. Harald, l’autre guitariste, chantait à Vienne dans un groupe metal appelé FOREVER ENDS TONIGHT, il est journaliste. Timo, le batteur, joue également dans le groupe de rock MEYER et est ingénieur. André E. est le chanteur, il jouait aussi dans un autre groupe hardcore appelé ANIMAL INSTINCT, dans les années 90, il chantait pour un groupe appelé PROPER, et il bosse comme physiothérapeute. Je suis le bassiste et je travaille en tant que spécialiste de la santé dans une clinique qui accueille des personnes paraplégiques. Nous allons avoir un nouveau batteur en automne/hiver, parce que Timo part. Le nouveau batteur s’appelle Christoph, un vieux pote à nous qui va quitter son autre groupe cet automne. Nous espérons qu’il aimera jouer avec nous.

Continuons avec une question très ouverte : qu’est-ce que le groupe défend ? Avez-vous une ligne directrice ou une cause que vous défendez fermement à travers le groupe ?
André E : Quand nous avons commencé le groupe, le seul concept était que tout le monde joue un instrument auquel il n’avait jamais touché avant. Donc, c’était d’abord en quelques sortes un « groupe en apprentissage » formé de vieux types, mais nous étions plutôt efficaces au départ. Nous écrivions presque une chanson par répétition. Ca explique notre style basique. Et puis nous avons essayé de garder le même rythme au fil des chansons. Mais plus c’était simple, mieux c’était.
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Je crois que vous faites tous deux partie de la scène hardcore depuis pas mal d’années. Pouvez-vous me dire quand et comment l’aventure a commencé pour vous ? Qu’est-ce qui vous a touché le plus quand vous avez découvert cet univers si petit mais si passionnant ?
André E : J’ai intégré la scène hardcore en 1993 en tant que métalleux. Mon grand frère m’a montré ses disques et s’est mis à m’emmener aux concerts. J’ai vu SICK OF IT ALL en 1993 à Lucerne et j’ai su à cet instant que le hardcore allait devenir une partie importante de ma vie. Je suis aussi devenu straight edge, parce que je l’étais déjà en pratique (je n’ai jamais bu) et j’ai aussi arrêté de manger de la viande. L’aspect le plus fascinant de cette scène était simplement de ressentir qu’on en faisait partie.
André T : Pour ma part, ça a commencé vers 1996. Un pote à moi avait un pied dans le hardcore et il m’a donné la discographie de A CHORUS OF DISAPPROVAL en CD, c’est le tout premier disque de hardcore que j’ai eu et j’ai tout de suite accroché. Je mettais la chanson « Full Circle Stop » en boucle, cette incroyable intro suivi du début des paroles…j’ai trouvé ça génial ! Cette énergie et cette agression m’ont foutu sur le cul ! Peu après, je suis devenu straight edge. Mon premier concert était SUCHAS au Schüür à Lucerne, mais je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin, j’avais la permission de minuit et ma mère est venue me chercher en voiture. Haha ! A ce concert, j’ai rencontré Emmi et d’autres personnes qui font toujours partie de la scène hardcore aujourd’hui.

Je pense que c’est agréablement nouveau d’entendre et de voir un groupe comme le vôtre actuellement, vous jouez un style de hardcore très direct, rapide et sans compromis. Je ne connais pas d’autres groupes en Suisse qui sonnent un tant soit peu comme PLAY TO DESTROY, honnêtement. Donc mes questions sont les suivantes, quand vous avez commencé le groupe, est-ce que c’était clair dans votre tête que vous vouliez jouer ce style en particulier, ce hardcore punk rapide et agressif ? Est-ce que le manque de représentants de ce style à l’échelle locale était une motivation de plus pour former le groupe ? Y avait-il d’autres éléments qui d’une manière ou d’une autre ont joué un rôle dans la création du groupe ?
André E : Quand nous avons commencé le groupe, nous étions incapables de jouer des chansons complexes. Et je crois que nous en sommes toujours incapables. Haha ! Cela dit, nous aimions (et nous aimons toujours) des groupes comme TEAR IT UP, KILL YOUR IDOLS, BLACK FLAG, SSD et compagnie. Nous aimons les mélodies, mais nous aimons également les chansons simples, courtes et agressives. En règle générale, nous prenons des passages ou des rythmes d’autres chansons et nous en faisons une nouvelle. Par exemple, notre première chanson avait presque les mêmes accords qu’une chanson d’AGNOSTIC FRONT. Et évidemment, nous savions qu’aucun autre groupe suisse ne sonnait comme nous.

Je ne crois pas que vous faites des concerts régulièrement. Est-ce que c’est un choix de votre part de garder un rythme plus lent que la plupart des groupes ? Ou est-ce que vous avez un emploi du temps surchargé ne vous permettant pas de jouer plus souvent ? Il est aussi possible que j’aie loupé une flopée de concerts dont je n’ai pas entendu parler, je ne sais pas…
André E : Tu n’as rien loupé. Nous savons que nous ne jouons pas souvent, mais ce n’est pas parce que nous n’en avons pas envie. C’est simplement que nous avons tous beaucoup de choses à faire à côté du groupe. Donc, c’est vraiment un hobby pour nous. Ecrire des chansons, faire de la musique, se faire plaisir et jouer le plus souvent possible. Nous ne sommes pas sélectifs par rapport aux concerts, nous jouons un peu partout, que ce soit à une « Turbojugend-party », à un concert hardcore classique, ou dans une soirée crust dans un squat. Ca nous est égal.

En parlant de concerts, je sais que récemment vous avez partagé la scène avec DRI. Si mes souvenirs sont bons, vous avez aussi joué avec THE FREEZE l’année passée. Tout d’abord, qu’est-ce que ça fait de jouer avec ces vieilles gloires du hardcore ? Est-ce que vous avez ressenti un choc des générations ? Je parie que PLAY TO DESTROY doit beaucoup au hardcore 80’s, mais vous êtes quand même un groupe actuel. Pensez-vous que c’est plus facile d’avoir des affinités avec des vieux groupes dont le son se rapproche du vôtre qu’avec des groupes plus jeunes qui sont plus proches de vous en termes d’âge mais dont le son est très différent ?
André E : Je pense que les organisateurs savaient que nous serions à notre place sur l’affiche de ces concerts. Et nous avons vraiment apprécié de jouer avec ces groupes. Mais je crois qu’on doit beaucoup aux contacts qu’on a et à la popularité. Si tu fais beaucoup de concerts, les gens finissent par te remarquer, puis par t’inviter à jouer. Et peut-être qu’ils choisissent des groupes qui ont quelque chose en commun. Mais nous n’aimons pas spécialement cela. Nous aimons jouer avec ces vieilles gloires du hardcore comme ANGRY SAMOANS et THE FREEZE, mais nous adorons également jouer avec des groupes comme KRANK, SEED OF PAIN ou BLACK HILL. Et là, il faut s’attendre à un autre public.
André T : Je pense que la plupart de ces « vieilles gloires » ne sont que l’ombre de ce qu’ils étaient, nous avons joué avec les ANGRY SAMOANS, ces gars étaient tellement à l’ouest, ils n’avaient que leur nom en leur faveur. DRI sont des types cools, le set qu’ils ont fait était bien, mais tellement long ! Haha ! Les groupes plus jeunes sont plus enthousiastes et pleins d’énergie, regarde UNVEIL, DEADVERSE, SEED OF PAIN, THE STRAPONES, ces groupes sont impressionnants et de qualité. Les groupes plus anciens ont un nom, certains jouent bien, d’autres pas, mais en général tout le monde va les voir en concert, alors que pour les groupes plus récents, c’est plus dur.
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Il y a quelque chose qui se produit souvent aux concerts en Suisse allemande que l’on voit plus rarement en Romandie, c’est le fait que des gens apportent de la nourriture, la plupart du temps, de la bouffe vegan. Je trouve cela très intéressant et en général c’est une raison de plus pour aller aux concerts, mais parfois j’ai vraiment cette sensation étrange que l’aspect culinaire de l’événement passe avant tout ! Je n’accuse en rien les talentueux cuisiniers que l’on peut rencontrer ici et là, parce que sincèrement, j’adore manger un bon repas en même temps qu’un groupe joue…mais si cela devient une distraction qui te désintéresse de ce qui se passe sur scène, alors je trouve ça vraiment dommage. J’espère que vous comprenez ce que je veux dire ! Quelle est votre opinion sur le sujet ?
André E : S’il y a la possibilité de manger un bon repas vegan à un concert, je trouve que c’est un bonus. Et si je veux voir un groupe en particulier ce soir-là, rien ne me l’empêchera. Si le cuisiner est meilleur que le groupe, ce n’est pas son problème. Et pour être honnête, c’est la même chose avec le merchandising et les ventes de disques. Aujourd’hui, ça fait partie du truc. Comme dans la culture hip-hop. Il y a des MCs, des DJs, des graffeurs, des breakdancers, etc. Et nous avons nos dévoués cuisiniers. Je cite VERBAL ASSAULT : « It’s more than music » (C’est plus que de la musique).
André T : Pour moi, ce truc de bouffe est quelque chose d’excellent ! J’adore manger et j’adore la musique, et quand un groupe joue, si ça ne m’intéresse pas, je peux me rabattre sur la bouffe, c’est parfait ! Je ne pense pas que l’aspect culinaire fasse de l’ombre au concert. Au plus gros concerts, les gens ne sont généralement pas intéressés par la bouffe vegan et préfèrent passer au McDrive après être sortis de la salle de concert.

Vous venez de Lucerne et vous avez votre local de répétition au Sedel, une ancienne prison qui ensuite est devenue un bâtiment réservé à la culture. Corrigez-moi si je fais erreur. J’ai aussi entendu dire de plusieurs personnes que la ville de Lucerne aidait généralement beaucoup les artistes et soutenait bon nombre d’événements culturels. Est-ce juste ? En tant que petit groupe alternatif, pouvez-vous bénéficier d’un peu d’aide ?
André E : Il y a trente ans, la ville de Lucerne a donné le Sedel à une association de musiciens lucernois. Juste avant cela, un autre bâtiment (dans la région de Lucerne) contenant beaucoup de locaux de répétitions a brûlé. Donc il y avait la nécessité de trouver une nouvelle solution. Et il est probable que la ville de Lucerne ait aidé les artistes locaux, parce qu’à la même époque, il y avait des émeutes à Zurich.

Glis, crois-le ou non mais avant que je te connaisse personnellement, je t’identifiais plus ou moins comme étant « le grand gars à la casquette avec un tatouage edge sur la nuque » ! Désolé si ça semble ridicule mais je ne pouvais pas m’en empêcher ! Bref…j’aimerais te poser une question au sujet de ce tatouage. Pour moi, maintenant que je te connais un peu, c’est évident que ces trois X représentent le straight edge. Mais pour la masse, XXX sera plus probablement associé au porno en fait ! Est-ce que tu dois des fois faire face à des commentaires surprenants ? Navré, je suis conscient que cette question est elle-même un peu surprenante !
André T : J’ai eu ce tatouage à 19 ans, et si je pouvais revenir en arrière, je ne le referais pas. Ce n’est pas l’association au porno qui me dérange, je n’ai rien contre le porno. Mais il y a ce film « Triple X » avec ce monstre de testostérone qu’est Vin Diesel, dans le film il a aussi trois X tatoués sur la nuque. Quand ce film est sorti, les commentaires ont fusé… « tu es un agent secret, même aux concerts hardcore » bla bla bla…mais j’ai entendu ce genre de choses seulement aux plus gros concerts, avec tous ces paysans, ils n’ont vraiment aucune idée.

Emmi, je crois que tu écris toutes les paroles, n’est-ce pas ? J’aime beaucoup le fait que tes paroles, du moins celles que tu écris pour PLAY TO DESTROY, sont toutes basées sur une réflexion que tu t’es faite, du moins c’est ce que je suppose quand je lis ces paroles, pourtant elles sont toutes très claires et plutôt faciles à comprendre. Certaines sont aussi dotées d’humour, ce qui est génial quand on sait qu’un grand nombre de groupes hardcore se prennent beaucoup trop au sérieux, à mon avis. Dans le processus d’écriture, est-ce que tu essaies de garder ton propre style (comme décrit ci-dessus) ou est-ce que tu prends ce qui vient naturellement, ce qui te passe par l’esprit, pour ainsi dire ?
André E : J’essaie juste de choisir un sujet qui m’intéresse ou j’écris quelque chose qui est en lien avec le quotidien et je le transpose dans une chanson. Des fois, j’essaie également d’être autocritique et d’écrire là-dessus. Mais la plupart du temps, j’écris simplement ce qui me traverse l’esprit. En général, ces paroles sont simples, drôles et je les écris dans un anglais de merde. Haha !

Le dernier EP s’appelle « Consequences ». Sur ce disque, il y a une chanson appelée « Think Global, Act Local ». Ce titre de chanson est facile à retenir et me parle beaucoup. Il est évident que seul, on ne peut pas changer le monde, tu exprimes bien cela dans la chanson. Cela dit, il y a tellement de choses qu’on peut faire à notre échelle pour faire en sorte que ce monde devienne meilleur et pour aider à protéger la planète. C’est du moins mon interprétation de ces paroles. Est-ce que c’est ce que tu voulais dire ? Comment agis-tu localement ?
André E : C’est exactement ce que je voulais dire. Dans nos pays soi-disant « civilisés », nous n’avons normalement pas les problèmes que rencontrent les pays du Tiers-Monde. Et je déteste les excuses du genre : « Je ne peux pas changer le monde seul, alors je vais continuer à vivre comme avant ». La seule chose que tu peux réellement changer dans ce monde, c’est toi-même. C’est toi qui décide ce que tu vas consommer et qui tu vas soutenir financièrement. Acheter des légumes et des fruits cultivés localement aussi souvent que possible, soutenir les agriculteurs et les entreprises de ma région, recycler aussi souvent que possible, réduire la consommation d’énergie, me demander si j’ai vraiment besoin du nouveau téléphone portable, du nouvel ordinateur, de la nouvelle voiture, etc., prendre moins l’avion et servir de modèle pour les autres. C’est en gros ce que j’essaie de faire.

Il y a un autre texte sur cet EP qui m’a interpellé. C’est celui de la chanson « Straight Edge Bartender ». Pour résumer, tu exposes dans ces paroles une expérience que tu as faite : tu bossais comme barman et tu servais beaucoup d’alcool à tes clients. Au final, tu te fais la réflexion que c’est pas très straight edge et donc contraire au style de vie que tu essaies de mener. Je comprends le dilemme, mais ne penses-tu pas qu’être straight edge est personnel ? Je ne suis pas sûr que tu sois responsable des actions des autres ! Ou penses-tu que les endroits qui servent de l’alcool doivent fermer ?
André E : Cette chanson est purement sarcastique et exagérée. Je ne suis pas contre l’alcool et les drogues que consomment les autres à partir du moment où l’on me laisse faire ce que j’ai envie de faire. Chacun est responsable de ce qu’il fait. Pour revenir à l’événement dont il est question, j’ai dû servir de l’alcool pendant quelques heures et j’ai eu une entrée gratuite au festival en retour. Tout le monde était content. Mais il est clair que je ne ferai rien pour de l’argent.
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Je ne suis pas sûr d’avoir compris le message de « Wall of Death ». Cette chanson était sur le 7inch « Past Present Future ». De quoi ça parle ?
André E : Un jour, j’ai traversé une rue à un passage pour piétons et je me suis demandé pourquoi tout le monde se mettait en ligne sur toute la longueur du passage. Ca ressemblait à un « wall of death » ou à une scène de « Braveheart ». Mais au final, personne ne se fait mal. Dans cette chanson, je veux exprimer qu’il est important de faire attention et d’être bienveillant envers les autres dans la vie, tout particulièrement dans le pit.

Quel est votre chanson préférée de TEAR IT UP ? Peut-être « Play to Destroy » ?
André E : « Play To Destroy » ma foutu sur le cul, mais j’aime aussi beaucoup « Live Fast, Die Punk » ou « Through Being Cute ».
André T : Ce groupe a beaucoup de super chansons, mais celle que je préfère, c’est « Tear it up, Tear it down ».

Est-ce que vous savez enfin où est passé Mike Judge ?
André E : André T. a trouvé un clip vidéo de Mike Judge une fois, mais je n’ai jamais réussi à le retrouver. Du coup, je crois qu’on l’a à nouveau perdu.
André T : Il a donné une interview pour eastvillageradio.com mardi passé, mais je n’ai pas écouté l’interview. J’espère qu’ils n’ont pas parlé de reformation ou ce genre de trucs.

Dernière question et après j’arrête de vous embêter ! Pouvez-vous me donner vos cinq albums favoris ?
André E : Cinq c’est vraiment trop peu. Je vais faire une sélection de ce que je prendrai sur une île déserte :
SICK OF IT ALL – « Just Look Around »
TEAR IT UP – « Nothing To Nothing »
CATHARSIS – « Passion »
KILL YOUR IDOLS – «  No Gimmicks Needed »
MAD SIN – « Survival of the Sickest »
André T : A chaque fois que je lis une interview dans un fanzine, il y a cette question, et je me suis toujours dit que j’étais chanceux de ne pas avoir à y répondre, parce que c’est vraiment dur…mais bon j’essaie :
JUDGE – « Bringin It Down »
CHORUS OF DISAPPROVAL – « Discography »
SSD – « The Kids Will Have Their Say »
BY A THREAD – « Last of the Daydreams »
THE GET UP KIDS – « Something to Write Home About »
COCK SPARRER – « Bloody Minded : Best of »…une super compilation !
Oh j’en ai six, désolé !

Merci beaucoup d’avoir consacré du temps à cette interview, c’est fini !
Merci à toi et on se voit à un concert de PLAY TO DESTROY. Allez jeter un œil à notre page Facebook ou au Myspace mourant.

Interview : Bastien

Plus d'infos :

Label : Autoproduction

MySpace : www.myspace.com/playtodestroy6010

Site Web : Pas de site

Site du label : Pas de site


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