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Burden Remains, The

Véritable bombe du thrash suisse, The Burden Remains révèle ses secrets à Skartnak à travers un interview plus que consistant! Rencontre avec leur chanteur et bassiste, leur guitariste, et leur manager-conducteur!

Burden Remains, The

rose 1. Hello les gars! Alors tout d'abord, expliquez-nous comment et pourquoi vous avez changé de nom pour The Burden Remains?
Thomas : En fait, c'était pour marquer un changement de direction. Ce nouvel album, c'était vraiment une nouvelle page pour nous, on y avait consacré beaucoup d'énergie, du temps, de l'argent. On a quand même bossé dessus presque deux ans.

2. Oui d'ailleurs, pourquoi vous vous appeliez Cideraid?
Thomas : Ca veut rien dire du tout j'avoue, on avait choisi ce nom alors qu'on avait encore quatorze-quinze ans, on trouvait que ça sonnait bien.

3. Je vois, et The Burden Remains, qu'est-ce que ça signifie?
Thomas : Oui donc avec tout ce que cet album représentait pour nous, on se disait que sa sortie c'était l'occasion ou jamais de changer de nom, après ça aurait été trop tard. On en causait depuis un moment alors on s'est retrouvé et on a choisi pour The Burden Remains après une longue discussion. Ce nom représentait quelque chose de différent pour chacun de nous, et ça nous plaisait à tous. Cette liberté d'interprétation se retrouve dans la musique, certains trouvent que ça sonne old-school, d'autres progressif. Nous n'avons pas cherché à l'emmener dans un sens particulier, l'auditeur y trouvera ce qui lui parlera.
Jenny : The Burden Remains pour moi par exemple, c'est une manière de dire que même si on a changé de nom, nous restons les mêmes, et nous traînons toujours nos faiblesses, nos peurs, tel un fardeau.
Thomas : Oui c'est vrai, chacun connaît son propre fardeau. On peut lutter, tenter de le rejeter, mais il persistera, et nos faiblesses, nos erreurs, contribuent à nous former en tant que personne. Je me souviens d'erreurs que j'ai faites il y a dix ans, c'est un poids, mais qui aujourd'hui encore m'influence dans les choix et les événements de ma vie.

4. C'est philosophique tout ça...
Jenny : C'est peut-être parce qu'il a pas encore de bière dans le sang, lui!

5. Et vous êtes nostalgiques, suite à la fin de Cideraid?
Jenny : Non, parce que The Burden Remains est la suite logique de Cideraid. En huit ans, nous avons acquéri une certaine maturité, nous avons vieilli et découvert de nouveaux trucs, nous avons connu de plus en plus d'influences au fil des années et tout ça a créé une base, un terreau fertile pour monter une nouvelle musique. Cideraid n'est pa fini, on passe à la suite.

6. Vous jouez les quatre ensemble depuis le début?
Thomas : Ouais, on est resté les mêmes. Si on joue ensemble depuis si longtemps, c'est qu'on s'entend vraiment bien, on aime faire de la musique ensemble et on se comprend. Si le batteur sort quelque chose je sais où il veut en venir, et réciproquement, c'est vraiment chouette.
Jenny : On est avant tout des amis, et on peut toujours aller se boire un bière ensemble. Il y a un bon feeling au sein du groupe, et on a jamais eu de problèmes sur toutes ces années. On passe du bon temps ensemble et on aime ce qu'on fait.
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7. Vous avez organisé une fête samedi dernier, le 10 septembre, au Bad Bonn à Guin, pour présenter votre album en avant-première. Comment ça s'est passé? Il y avait du monde? Leurs réactions?
Thomas : Ecoute, j'ai pas énormément de souvenirs... (rires) On était surpris, il y a eu beaucoup plus de monde que prévu! On a même finalement décidé de vendre quelques cds, alors que la date de sortie officielle était pas encore passée, et ils sont partis comme des petits pains. Non c'était vraiment super, et puis on était tous bourrés.
Christophe : Ouais c'était génial de voir des gens headbanger sur une musique sur laquelle on bosse depuis si longtemps.
Jenny : Voir tout ce monde, ça a été une immense fierté pour nous, qu'ils aiment l'album et tout... C'est un peu notre bébé aussi.

8. Vous avez choisi de mettre l'album en téléchargement libre sur votre site officiel...
Thomas : C'est vrai, on le laisse à la libre disposition des gens, on le leur répète tout le temps, et ils nous soutiennent quand même en achetant une copie ; je trouve ça incroyable.
Christophe : Il ne faut pas croire que cette décision ait été prise à la va-vite, ça a été le fruit d'une longue réflexion. D'un côté, on a bossé deux ans dessus, on y a investi des sommes d'argent et beaucoup de temps, on se disait que c'était quand même moche si les gens se contentaient d'aller cliquer sur le site pour choper le cd. Et d'un autre côté, on est en 2011 : faut pas croire, si quelqu'un veut écouter l'album, il va le télécharger, que ça soit légal ou non. Du coup, en le partageant sur le net, le but c'est aussi de sortir un peu de notre coin, et de faire un max de concerts.
Jenny : Comme on disait aussi, selon les personnes notre album séduit différemment, alors peut-être que les deux ou trois chansons du MySpace seront justement les mauvaises pour un visiteur. En proposant l'album dans son intégralité, on essaie de toucher le plus de personnes possibles, de susciter l'intérêt de tous.

9. Et ce samedi, 17 septembre, vous faites le vernissage au Nouveau Monde, vous avez le trac? Comment vous sentez-vous?
Thomas : On est assez nerveux en effet, le dernier concert de Cideraid remonte à un an et demi. Enfin, à part une fois, où on a joué sous le nom de Mötorcock and The Mötley Poo, par plaisir de jouer sur scène. C'était juste des reprises de glam et de sleaze.
Jenny : Effectivement, on est un peu stressés à l'idée de jouer devant un public qu'on connait. Quand tu fais un concert à Lausanne ou à Zürich, ça t'est à peu près égal, mais quand dans la salle tu connais une centaine de personnes, c'est clair que t'as un peu la pression.
Christophe : Oui pour ce vernissage, on a vraiment la chance de bosser avec le Nouveau Monde. Grâce à ça, on a une résidence et on y répètera les trois jours précédant le concert. On aura aussi un technicien lumière, un technicien son, du coup notre planning sera tellement serré, à essayer 5'000 trucs pour ce live, je me demande presque si on aura vraiment le temps d'être nerveux.
Jenny : Dans tous les cas ça va être un plaisir de donner ce concert, faut dire qu'on se considère avant tout comme un groupe live. Ca va chier.

10. Qu'est-ce qu'il représente pour vous, ce concert ?
Thomas : Le début d'une nouvelle ère, après l'époque Cideraid. À partir de ce jour, on aura passé le point de non-retour, il n'y aura plus de marche arrière possible. C'est un changement, et j'espère qu'on va parler de nous dorénavant.
Jenny : Ce sera aussi l'occasion de montrer le résultat d'années de travail.
Christophe : Oui, ce sera intéressant de se réveiller le dimanche. Pas seulement par rapport à l'alcool, enfin pas seulement, mais après tout ce qu'on a eu à faire, à préparer pour ce concert. Une boîte allemande qui devait s'occuper du merchandising devait aussi faire du marketing mais elle a pris du retard du coup, on trime dur depuis quelques semaines pour faire la promo. Là, tout sera fini, ce sera vraiment spécial, comme le grand final d'une aventure.

11. Pour en venir à votre album, vous en êtes fiers alors?
Thomas : Très fiers oui, on est aussi ravis du travail de Julien Fehlman et de Christophe. On a tellement édité, et réédité, et réédité les grattes, la voix... La première fois que j'ai entendu la version finale j'étais vraiment ému. C'est le plus grand projet que j'ai accompli de ma vie.
Christophe : Hé ho, il y a notre rencontre aussi. Bon ok, c'est pas vraiment un projet...
Jenny : Beaucoup se sont exclamés “Putain c'est super!” à la première écoute....
Thomas : Ma mère notamment tiens!
Jenny : Ca a demandé beaucoup de patience, on a du travailler dur, mais le résultat est fantastique.


12. Vous voulez nous parler un peu de son développement?
Christophe : Je pense qu'il fut avant tout non-linéaire. Dans le sens où on a pas fait un disque en entrant en studio, enregistrement puis master. Avant d'entrer en studio, on a déjà travaillé sur le son et les morceaux à travers une pré-production. On essayait des variantes, on revenait sur des détails, on a eu de nombreuses directions et on a fait beaucoup de recherches. Ensuite on a bossé avec Julien. On l'a choisi parce que ce type avait bossé avec des groupes allant du grindcore à la musique classique en passant par le jazz, ça montre qu'il est capable de comprendre un groupe, et d'aller dans sa direction sans tenter de lui imposer son point de vue. Il nous a assisté dans la pré-prod puis dans l'enregistrement et le mixage. Des fois il arrivait avec des trucs incroyables, et des fois avec des trucs moins bons. Et enfin pour le master on a laissé notre single chez quatre cinq gars pour faire des masters-tests, et c'est sur Svante Forsbäck que notre choix s'est porté. Bref, tout ça pour dire que cet album est loin d'avoir été expédié, on a pris beaucoup de temps à se chercher pour arriver à quelque chose de chouette.
Jenny : Oui, le but était aussi de forger une identité unique au groupe, et j'espère que c'est réussi.

13. Eh bin, ça a l'air d'avoir été plutôt pénible! Il y a eu des bons moments dans l'accomplissement de cet album?
Jenny : Mais oui! Il n'y a eu que des bons moments! On se l'est joué très démocratique en fait, du coup on a eu de nombreuses discussions, pas toutes fructueuses, mais qui formaient un processus complet pour nous trouver nous-mêmes. C'était intéressant, et puis on était entre amis.
Christophe : Et on savait depuis le début dans quoi on se lançait, on était bien conscient qu'il y aurait des moments durs et que ce serait pas toujours facile, qu'on allait se marcher dessus et tout et tout. Mais on y est arrivé!
Thomas : C'était effectivement difficile parfois, et pas tous les jours rock'n'roll, nous avons accordé beaucoup de sérieux à notre travail.
Jenny : Et c'est peut-être justement grâce à ça qu'on est aussi fiers du résultat.

14. Quelle est votre chanson préférée sur l'album, et pourquoi?
Thomas : “Strike Down Salvation” parce qu'en tant que chanteur, j'ai un boulot plutôt diversifié dans celle-ci. C'est varié, il y a des moments thrash, d'autres plus progressifs tirant par endroits sur le post-rock, c'est vraiment sympa, un agréable mélange des influences. Mais bon je sors celle-là, demain ça pourrait en être une autre...
Jenny : “Out Of The Fire / Into The Flames” parce que je crois que c'est celle où on fait le plus d'expérimentations. Elle est super à jouer, et en plus j'ai vraiment du plaisir à l'écouter. C'est gratifiant d'entendre quelque chose d'intéressant qu'on a créé nous-mêmes.
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15. Quels groupes influencent la musique que vous jouez?
Jenny : L'ennui, ou l'atout, c'est que chaque membre du groupe écoute des trucs totalement différents, du post-rock au grindcore. À la base c'est du thrash parce que c'est là que nos goûts se retrouvent.
Thomas : Plus maintenant, mais il y a six ans j'aurais répondu sans hésitation Metallica. Peut-être qu'actuellement leur musique coule encore dans nos veines... Sinon ça dépend, en hiver on écoute volontiers des groupes comme Opeth, Primordial ou Solstafir. En été plutôt Lamb Of God, Nevermore ou Testament. Au niveau de ma prestation vocale je me sens très influencé par Radiohead.
Jenny : En même temps, on écoute tellement de trucs différents, il y a sûrement plein d'influences qu'on ne voit pas vraiment et qui sont quand même là.
Thomas : C'est difficile de tracer la frontière.
Jenny : Non mais en fait ya que Keith Richards qui nous influence.
Thomas : Et Slayer.
Jenny : Ouais, Keith Richards et Slayer (rires).

16. Quels thèmes abordez-vous dans vos paroles et qu'est-ce qui vous inspire?
Thomas : Nous nous basons sur trois points. Le premier c'est la société, nous lui jetons un regard sévère. La masse populaire croule aujourd'hui sous le poids de sa propre faiblesse. Elle cherche des artifices, de la magie pour la guider et s'abrutit totalement. Le deuxième, c'est notre entourage, dans lequel nous constatons que même si chacun dit avoir des principes, mais qu'en réalité peu les appliquent au quotidien. Et enfin le dernier point consiste en un regard sur nous-mêmes, un constat de notre propre faiblesse, de notre imperfection, et à partir de ces trois points vient le titre de l'album : Downfall Of Man.

17. Je vois, on sent que vous avez pris le temps d'y réfléchir. Et la pochette, que représente-t-elle? Quelle est sa signification?
Thomas : Le triangle qui y est affiché symbolise les trois points que je viens de mentionner. Autrement, nous avons opté pour une certaine sobriété, qui laisse libre à l'interprétation. En fait on n'aperçoit pas grand-chose, sinon une ville en ruines. Mon interprétation personnelle est que nous n'avons pas conscience de notre péril, de la chute de l'humanité, nous ne la discernons qu'à peine, tout comme cette ville en ruines sur la couverture.
Jenny : La pointe du triangle est également tournée vers le bas, afin de signifier la chute de l'homme. La ville en ruines est une vision pessimiste et apocalyptique du résultat de cette chute de l'humanité.

18. Pour revenir à un ton plus léger, quels seraient vos albums favoris de cette année 2011?
Jenny : C'est dur à dire! Hum... on peut aussi piocher en 2010? En tout cas le dernier Solstafir, même s'il est pas encore sorti.
Thomas : Moi je suis un monstre fan de Devin Townsend et de tous ses projets, sinon voilà une liste pour nous trois :
Deftones – Diamond Eyes
Triptykon – Shatter & Eparistera Daimones
Kvelertak – Kvelertak
Foo Fighters – Wasting Light
Rorcal – Heliogabalus
The Ocean – Anthropocentric
Mumford & Sons – Sign No More
Alice In Chains – Black Gives Way To Blue

19. Vous venez de la Singine, que pensez-vous de la scène metal locale, divisée dans le canton déjà par deux langues différentes?
Jenny : On essaie de se soutenir mutuellement. Nous sommes très liés avec des groupes comme Emerald ou Remote Lane. On soutient aussi des groupes romands comme Attack Vertical, au chanteur au sex-appeal incomparable. Et nous-mêmes espérons de séduire les Welches en traversant le Röstigraben.

20. Quel sera le plus beau souvenir que vous garderez de Cideraid?
Thomas : Ah, la fête de Noël, chaque année, c'était énorme. On organisait chaque fois une noce, avec une dizaine de personnes, au local. Ca débordait parfois... (rires) Mais ça reste des souvenirs mémorables. La tradition risque de perdurer avec The Burden Remains.
Christophe : Il y a aussi eu ce live à l'Undertown à Genève, on a tout pété là-bas. Déjà au début, ils nous avaient pris pour des nazis parce qu'on avait pas pu s'empêcher d'acheter des chapeaux avec une croix suisse à une péruvienne du marché d'en face. Ca avait mis la soirée en route.

21. Il y a quand même un paradoxe entre le design mecanique et froid de la pochette, le sérieux de votre travail, et l'hilarante vidéo promotionnelle que vous avez postée sur Youtube, où vous donnez une conférence de presse. Comment expliquez-vous cela? Vous vous prenez au sérieux au fond?
Jenny : Peut-être que la seule possibilité d'affronter la réalité de ce monde c'est le rire...
Thomas : On est vraiment sérieux quand il s'agit de créer de la musique, on répète souvent, on y consacre de l'énergie. Mais le metal, ça reste rock'n'roll. Et si t'oublies ça, tu passes à côté de l'essentiel. Du coup, on adore faire des conneries, et si le groupe lui-même est sérieux, nous on déconne, et ça ça ne va pas changer.

22. Enfin, quelle est la chose la plus importante dans la vie selon vous?
Jenny : La musique? Oh non, c'est trop classique. Je dirais que le plus important, c'est d'arriver à faire ce qu'on aime.
Christophe : Peut-être toujours dépasser les limites pour moi.
Thomas : Chercher les défis, et les surmonter, que ce soit dans la musique ou dans la vie en général. C'est ce qui nous permet de grandir, il faut avoir des buts.

23. Un dernier mot pour tous vos fans?
Thomas : Bitches!
Jenny : Support the local scene.
Christophe : Ouais pareil, supportez les groupes locaux, on a besoin de vous.

Interview : Loulou

Plus d'infos :

Label : Autoproduction

MySpace : www.myspace.com/theburdenremains

Site Web : www.theburdenremains.com

Site du label : Pas de site


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