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The Bennies

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Les australiens de The Bennies étaient de passage en toute fin d'année 2016 à Winterthur. Ma copine et moi avons eu la chance de discuter avec Craig et Jules, respectivement bassiste et guitariste du groupe pendant presque 1 heure, et c'était vraiment hyper cool!

The Bennies

rose Jules : J  Craig :C

Comment décririez vous votre groupe à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous?

C: On fait un mélange basique de psychédélique, rock, ska-punk qui vient tout droit de l'enfer, l'Australie.

Il y a de plus en plus de formations qui viennent d'Australie comparé à il y a une dizaine d'année. Je pense notamment à Luca Brasi, Clowns, The Smith Street Band, Violent Soho, etc… Est-ce que la musique alternative occupe une part plus importante qu'auparavant ou pensez-vous qu'avec le développement d'internet, le monde entier est juste plus au courant de ce qu'il se passe grâce à internet?


J: Ouais c'est sûr que internet a beaucoup aidé la scène Australienne, mais il y'a d'autres choses qui nous ont aidées. Premièrement, on a historiquement toujours eu des formations de rock très fameuses. Je pense notamment à AC/DC, Rose Tattoo, déjà dans les années 60/70. Cela se passe ensuite de génération en génération. Maintenant avec internet, ça nous a un peu remplacé la scène locale, on a accès beaucoup plus facilement à toute la musique d'Australie mais c'est cool car ça a permis aux scènes locales d'avoir de plus en plus de monde. Cependant j'aimerais dire qu'on a toujours été chanceux par rapport à cela et on a toujours été très rock'n'roll, ça va pour toi? Ça a du sens? (Rires)

Vous êtes un groupe très actif. En très peu de temps vous avez déjà sorti plusieurs albums ainsi que plusieurs Ep. Avez-vous déjà un nouvel album en préparation?

C: Oui, en fait on avait enregistré 22 chansons pour "Wisdom Machine" mais on en a gardé que 11. Depuis on a composé quelques nouveaux titres donc normalement on devrait sortir 2 nouvelles productions cette année. On a pas vraiment un plan fiable car tu sais on est "The Bennies" et on aime fumer de la weed (rires). On devrait sûrement attendre un peu et continuer à tourner pour notre dernier opus mais on s'ennuie assez vite et on aime bien quand les choses s’enchaînent rapidement, donc on va s’atteler à tout ça dès que possible.


Votre dernier opus s’intitule "Wisdom Machine". Qu'entendez-vous par là? Est-ce que c'est lié à l'introspection ou une quelconque étude de soi-même?

J: Oui, c'est un concept. Tu sais, tout le monde est intelligent et spirituel. On a tous une histoire à raconter et on a tous une manière différente de la raconter.

C: J'aimerais ajouter un exemple, pour nous c'est la musique, mais pour toi c'est peut-être quelque chose de différent. La musique est notre moyen de véhiculer notre créativité et notre sagesse. La "Wisdom Machine" est vraiment une sorte de moyen d'apprendre à te connaitre et t'exprimer à propos de ce que tu adores faire.

Votre avis sur les réseaux sociaux? Vous trouvez ça plutôt cool d'avoir un contact facilité avec vos fans ou trouvez-vous cela trop intrusif?


 C: C'est quelque chose que l'on fait car c'est absolument vital pour un groupe mais je ne crois pas que l'on apprécie particulièrement cela. Tu sais, maintenant pour utiliser Facebook en tant que musicien, c'est juste la merde et vraiment chiant. Tu dois payer pour tout sinon tu disparais du fil d'actualité des gens etc… Du coup on utilise plutôt Instagram. On avait 13000 followers et notre compte a été piraté, on a du le faire effacer, ça nous a coûté de l'argent, c'est un peu pénible… mais bon au moins, pour promouvoir des concerts sur IG c'est gratuit, donc c'est déjà ça.. Comme je l'ai dit avant, même si ces réseaux sociaux craignent un peu, c'est vraiment nécessaire pour nous.

Les artworks de vos albums possèdent un style assez surf/skate, vous pouvez m'en dire un peu plus à ce sujet?

J: Oh oui je peux tout t'expliquer. On va séparer ça en deux. Le milieu de la pochette de notre nouvel album a été choisi par Anty, moi et le batteur de The Smith Street Band, Chris. On était en train de délirer à cause de champignons hallucinogènes et on regardait les peintures de son père et on était là, wow c'est trop bien et c'est mystique! Donc le milieu vient d'une peinture d'une père de notre chanteur et le reste je vais laisser Craig expliquer.

C: C'est très simple, c'est Chris une fois de plus. C'est un super artiste, rempli de talent et il a peint tout ces motifs psychédéliques tout autour. Les couleurs, la police d'écriture, tout vient de lui.

"Party Or Die Trying" c'est une référence à 50 Cent ou juste un délire? Est-ce que certains membres du groupe écoutent du Hip-Hop et y puisent certaines inspirations?


Ahahahah, non pas du tout, c'était juste un délire. Par contre oui, certains d'entre nous écoutent du Hip-hop.

Votre dernier album est paru récemment, on sent que c'est un album un peu plus mature mais il y a toujours autant de refrains super catchy. Pouvez-vous nous expliquer un peu la procédure d'écriture des morceaux et surtout comment arrivez-vous à toujours écrire des refrains si entraînants. Vous partez de là et développer le reste du titre ou pas du tout?

 
C: On écrit toujours les morceaux ensemble. Normalement ça vient comme ça vient, on cherche des idées à la maison et ensuite on essaye de faire quelque chose les 4 ensemble à partir de cela. C'est toujours des petites parties de chansons, jamais un titre complet. On a jamais eu quelqu'un qui dit :" Ok on fait comme ça, et toi tu fais ceci-cela…". En général, on est plutôt du style à dire :"Regarde j'ai composé ce riff hyper cool à la maison." Ensuite on boit quelques bières. On sait tous très bien que l'on essaye toujours de faire la meilleure chanson possible et c'est jamais un problème de faire un critique, tant qu'elle est constructive. On est 4 gars qui s'aiment et on a qu'une seule envie, que tout fonctionne bien entre nous. On a aucune raison de se battre entre nous, on a justement besoin du cerveau de nous 4!

J: Exact, on construit les titres ensemble, comme des légos (rires). J'ai envie d'utiliser une analogie afin de te décrire comment l'on compose. C'est comme si tu construits une maison, tu as besoin d'un architecte, d'un charpentier, tu as besoin que tout le monde travaille main dans la main et tu as besoin du talent de tous.

Vous avez un moyen de vous départager si vous êtes pas d'accord en tournée? Feuille-caillou-ciseau ou un autre système?


C + J: Non, on cause seulement, mais comme des adultes. Tu sais, on est que les 4 dans un van, tu peux t'isoler mais tu dois affronter tes responsabilités au bout d'un certain temps. On essaie de prendre soin le plus possible des autres, on est comme des frères. On a déjà beaucoup tourné, on sait quand on peut être emmerdant et quand il faut être plus calme.

Avez-vous voulu faire quelque chose de spécial avec le titre "O'Brother…"? La plupart de vos morceaux ne durent qu'environ 2.30/3.30.. Vous avez essayé d'écrire le nouveau "The Decline" (rires)


C + J: Pour être honnête, c'était pas du tout notre intention d'écrire une chanson si longue. À la base, on voulait écrire un morceau de reggae et on a composé les deux premières minutes. Ensuite on a fait une pause et on a recommencé à travailler sur cette composition et on s'est demandé si on allait la laisser comme ceci ou si on pousse un peu plus loin. Ensuite on a fait un titre punk et on en avait marre et on a juste tout relier ensemble. Ca sonnait vraiment super bien et on était très fier, du coup on a laissé le tout comme cela. C'est clair que c'est très sérieux au niveau des paroles et de la musique. On voulait aussi montrer que même si l'on fait des chansons marrantes pour faire la fête, on le fait d'une manière sérieuse. Cette chanson nous reflète bien, on devient meilleur et un jour on sera peut-être bon (rires).

Avez-vous vu que le gouvernement australien a promu une loi afin d'augmenter le prix de certains visas pour le travail de 500%? Les artistes seront touchés par cela. Une perte pour vous ainsi que les formations venues de l'étranger?


J: J'ai un avis bien précis la dessus… Si tu fais en sorte que ce soit plus difficile pour les artistes de voyager et si c'est pas des putains d'avocats, et comme tu le sais les gens dans les groupes sont rarement avocats et ne gagnent que rarement beaucoup d'argent…. Si en plus de cela, l'état se décide d'ajouter des taxes afin d'entrer dans un pays, ça rend les choses encore plus difficiles. Cela va compliquer beaucoup de choses c'est clair, ce sera plus dur pour les artistes internationaux de venir ici et en plus nous on aura beaucoup moins l'opportunité de rencontrer des formations d'ailleurs. Tu comprends, ces gens qui votent et édictent ses lois, ils ne comprennent pas toutes les ramifications que leurs décisions peuvent avoir. La musique apporte beaucoup à l'économie de notre pays et je suis vraiment dégoutté par cette manœuvre, c'est juste une aberration de la part des politiques. Regarde, si tu voyages depuis la suisse jusqu'en en Australie, ça va déjà te coûter assez cher, c'est presque le plus loin que tu puisses aller depuis ici. Si tu fais tout ce voyage, tu trouves que c'est comme cela que tu devrais être accueilli, avec cette taxe? Les politiciens ne devraient pas rendre les voyages comme cela plus ardus, c'est déjà bien assez onéreux.

J'ai vu que vous étiez récemment passés par la chine pour quelques shows. Comment c'était? Quelques anecdotes sur ce voyage?


C: En fait, on a déjà fait 2 tournées en chine. Les deux étaient vraiment différentes et très cool. Je pense qu'on avait des idées préconçues avant d'aller là bas et on a vraiment été époustouflé par ce pays. C'est assez libéral et ouvert en fait, une fois que tu y'es, c'est bien cela la plus grande difficulté. Sur place, c'est complètement dingue, la musique ne tient pas une place si importante alors on a joué dans des concerts avec des artistes hip-hop, electro, heavy-métal. On a joué dans une grande ville et il n'y avait que 2 formations dans toute la région, c'est fou! On s'est vraiment bien amusé, même si c'est compliqué avec la langue… mais bon un High Five c'est universel mec non (d'ailleurs il me tend la main pour un high five!) et un sourire aussi. Si on a l'opportunité d'y retourner, on y va direct.

Vous êtes quasiment tout le temps sur la route… Pouvez-vous vivre de la musique ou c'est encore la galère?



J: Hmmmm, on est arrivé à un stade où c'est compliqué. Les gens pensent souvent que tu joues dans un groupe et bim, tu commences à tourner et là, c'est le jackpot. La réalité est un peu différente, tu ne te réveilles pas un matin avec ton compte en banque plein juste parce que tu as fait une tournée et joué quelque fois en Europe. La plupart du temps, tu as ton job qui t'attends quand tu rentres de tournée..

C: Ouais, c'est difficile. Au début tu demandes à avoir plus de congés, ensuite plus de vacances. Après tu prends des congés non payés et après tout cela, tu n'as plus vraiment le choix. Tu peux démissionner et t'investir à fond dans la musique, ou alors tu gardes cette dernière comme hobby. On en est à un point où l'on ne fait plus que de la musique, ça veut pas dire pour autant qu'on vit bien (rires). Voyager depuis l'Australie, ça coûte cher et on essaye de se faire connaitre en Europe et aux Etats-unis. Avant de rentrer dans nos frais, il faut que l'on joue au moins 4-5 fois par ici.

Donc vous perdez de l'argent sur cette tournée?

 
C: Absolument, mais on a la chance de pouvoir venir en Europe et de tourner avec deux de nos groupes favoris. En plus de cela, on commence gentiment à avoir quelques fans donc c'est vraiment bien. Si tu ne fait aucun concert, les gens ne vont pas s'intéresser à toi, par contre ce soir, il y'avait peut-être 5 personnes qui étaient venues pour nous, et la prochaine fois ce sera 10 etc.. Et ça, c'est vraiment excellent!

Élaborez-vous la setlist différemment si vous jouez dans un grand festival (Groezrock par exemple) ou dans un petit club?
 
C: On donne tout à chaque fois. C'est vrai que si on a que 30 minutes, on va essayer de montrer nos différentes facettes, un morcau punk, un ska, un reggae.

J: Un peu comme un DJ set (rires). A la maison. On joue souvent 1 heure et quart, donc on essaye de faire des concerts/fêtes et de vraiment jouer ce que les fans veulent. Un truc qui est certain, si tu peux jouer devant 5 personnes, tu peux jouer devant 500 ou 5000 personnes. Si il y a seulement 5 spectateurs, tu as intérêt à tout déchirer.

C: Une fois, on a joué aux états-Unis devant 1 seule personne. On s'est dit qu'on allait tout donner pour elle et qu'on devait la satisfaire. Après le show, le mec vient, on fait un High-Five et en fait il s'avère que c'est le chanteur d'un groupe qui s'appelle Off With Their Heads (Ryan Young). Ryan nous a dit que c'était vraiment bien et qu'on allait rester en contact, on a développé une belle amitié avec lui, mais si ce soir là on s'était dit qu'on s'en foutait car il n'y avait que 1 personne, on aurait sûrement jamais eu cette opportunité.

Dans quel pays avez-vous mangé la meilleure pizza? La réponse Italie n'est pas acceptée.


 C: Au Japon!! Ils ont d'excellentes pizzas!

J: Une pizzeria de Melbourne, c'est là-bas que tu trouves les meilleurs du monde. Je te donne le nom si tu t'y rends un jour!

Merci beaucoup pour votre temps les gars, c'était vraiment cool, on se revoit bientôt.

C + J: Merci à vous, c'était vraiment bien et le vin était très bon, j'espère que l'on se voit bientôt!

Un grand merci à la Gaswerk pour l'organisation, c'était vraiment parfait. Support your local scene!

Interview : Ludo-core

Plus d'infos :

Label : Poison City Records

Site Web : thebennies.com.au

Site du label: poisoncityrecords.com


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