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End of a Year

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Je n'ai toujours pas compris si le groupe que je viens d'interviewer s'appelle END OF A YEAR ou END OF A YEAR SELF DEFENSE FAMILY. Peu importe, ce groupe en particulier a été pour moi le plus marquant de l'année, depuis la sortie de leur excellent dernier album "You Are Beneath Me". J'ai voulu en savoir plus sur ces jeunes gens, en posant quelques questions au chanteur Patrick Kindlon.

End of a Year

rose Pourrais-tu présenter le groupe s’il te plaît ? Ce serait bien que tu présentes ta propre personne, comme les interviews sont à mon avis faites concrètement avec des personnes et non des groupes.
Je m’appelle Patrick. Je chante dans le groupe END OF A YEAR SELF DEFENSE FAMILY. Les autres membres du groupe apprécient vraiment de garder cet anonymat du genre SLIPKNOT, donc je ne vais pas exposer leur vraie identité.

D’où venez-vous ? Qu’apprécies-tu dans votre ville d’origine et pourquoi ?
Nous avons toujours dit que nous étions de Cohoes, dans l’Etat de New York, car c’est le seul endroit où nous avons tous eu une résidence permanente dans notre vie. C’est un trou, littéralement. Il y a une décharge à sa frontière et c’est un endroit qui est connu pour être habité par des blancs à bas revenu. Cela dit, on y trouve des bons côtés et le lieu a un caractère unique. Pour le moment, je vis à Los Angeles pour le travail, et les autres membres du groupe se sont répandu à divers endroits, entre New York, Albany, Glens Falls, Philadelphie, Taiwan et probablement d’autres endroits que j’oublie. Nous avons décidé de supprimer le modèle traditionnel d’une structure de groupe. Nous sommes désormais une cellule coloniale. Nous grandissons et nous engageons des nouveaux membres quand cela est nécessaire.

Y a-t-il quelque chose que tu n’aimes vraiment pas quand tu réponds à une interview ? Et penses-tu qu’une interview a un sérieux potentiel pour détruire l’aspect secret qu’un groupe devrait conserver ?
J’aime les interviews. Je déteste le fait de rester secret et je trouve embarrassant quand des groupes essaient de maintenir un air de mystère. Avec ce groupe, j’essaie de m’exprimer pleinement. Je ne vais pas ne pas révéler ce que j’ai en tête pour que des comptes-rendus soient écrits à notre sujet par des journalistes qui ont besoin d’un « mystère » pour justifier leur intérêt pour le groupe. Je pense que les gens qui ne sont pas dans un groupe ne comprennent pas toujours à quel point tout cela est merdique. Quand tu ouvres un magazine musical, il faut comprendre que tu n’es pas toujours exposé aux artistes les plus intéressants et les plus engageants. On te fait gober une série « d’histoires » et de matériel promotionnel. Un bon pote travaille pour un gros label indépendant et décrit son propre job de la manière suivante : « Vendre des histoires à propos de groupes qui présentent bien à des filles en surpoids qui ont des problèmes d’amour-propre ». Et ça résume assez bien le cynisme de l’industrie de la musique et du journalisme musical. Ces histoires, sur comment un groupe a vaincu l’adversité, ou sur le culte de Satan, ou sur des trucs du genre, sont toutes des tentatives promotionnelles. Certaines de ces histoires sont vraies, d’autres sont fausses, mais aucune ne reflète vraiment la réalité en termes de rapport direct avec la MUSIQUE. J’aime les interviews. Les éviter ou les rendre énigmatiques est débile, ça fait passer des adultes pour des enfants qui adorent se déguiser.

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Parmi les quelques conseils que tu donnes dans l’intro de « You Are Beneath Me », tu encourages les gens à travailler à mi-temps. Ça me parle dans le sens où je travaille moi-même à mi-temps et je sens que ça me donne beaucoup de liberté et d’opportunités dans ma vie quotidienne, ce qui me permet de me rapprocher de quelque chose qui s’apparenterait plus ou moins au bonheur. Je suppose que tes paroles ne doivent pas être prises trop au sérieux…mais est-ce que tu travailles réellement à mi-temps ? Et quelle est ton opinion sur le travail en général ? Est-ce que jouer dans END OF A YEAR par exemple est une activité qui inclut une part de travail ?
Quand l’album a été fait, je travaillais à mi-temps. Actuellement, je travaille plus ou moins comme consultant et je ne fais pas le décompte de mes heures, mais ma paie se base en rapport au travail effectué, donc je ne pourrais pas dire exactement combien d’heures je travaille par semaine. J’aime travailler, mais je crois que je devrais clarifier cette déclaration en précisant que j’aime le travail à condition qu’il me botte. Mon job actuel est chaque jour différent, et même si la charge de travail journalière m’importe peu, un nouveau défi est toujours intéressant à relever dès qu’un autre vient d’être accompli. De plus, je travaille afin de réaliser mes ambitions personnelles, tout en sachant qu’un job moyennement satisfaisant finit en général par amener vers un meilleur job. J’aime le travail que je fais maintenant, mais je compte aussi créer un emploi qui me plaît. END OF A YEAR, c’est du travail à certains égards, mais j’ai déjà travaillé dans une ferme, et quiconque compare booker des concerts avec le fait de manier une pelle à longueur de journée n’a jamais fait ce dernier job dont je parle. Les gens dans les groupes qui font passer le fait d’être dans un groupe comme un travail à part entière devraient essayer d’aller cueillir des fraises pendant douze d’heures d’affilée.

Où est-ce que tu situes ton groupe ? Est-ce qu’il s’agit d’un groupe punk ou qui fait partie d’une scène spécifique ? J’ai remarqué que de plus en plus de groupes essaient tant bien que mal de se distancer des diverses scènes, probablement dans le but de revendiquer une certaine indépendance ou pour éviter d’être associés à certaines personnes, groupes ou phénomènes avec lesquels ils ne sont pas à l’aise. Est-ce votre cas ?
Je n’y pense plus trop en fait. Je pense qu’il y a eu une période où j’y pensais beaucoup, mais le groupe existe depuis suffisamment de temps pour que les gens comprennent que nous faisons simplement ce que nous aimons faire. Je n’accorde aucune importance aux groupes qui existent dans le seul but d’exalter les valeurs de la scène à laquelle ils sont rattachés, nous ne sommes pas des leurs. Mais je ne suis pas non plus craintif par rapport aux classifications que les gens nous donnent. J’ai lu que nous étions un groupe pop dans une chronique récente et ça m’a dérangé pendant un certain temps, mais ensuite je me suis souvenu que le chroniqueur en question écrivait pour un blog spécialisé dans le metal et avec un nouveau d’écriture plutôt bas, et donc nous sonnons sûrement comme un groupe pop à ses oreilles. Tout cela est très relatif. Essaie d’expliquer à quelqu’un qui n’a aucun background lié à une sous-culture que tu es dans un groupe punk. Il croira que tu joues dans RANCID et se demandera où est passée ta crête verte.

END OF A YEAR est souvent assimilé à l’ère « Revolution Summer ». Est-ce que cette comparaison constante vous agace ou est-elle plutôt flatteuse ? Et comment est-ce que les groupes de cette mouvance vous ont influencés ?
Ça commence à devenir agaçant. Je pense que nous avons écrit deux chansons qui pourraient sonner comme quelque chose provenant de cette ère. D’accord, notre son est plus proche du « Revolution Summer » que de SLAYER, mais pour moi ça ne justifie quand même pas que l’on soit sans cesse associé à ce genre de groupes. C’est sûrement à cause du nom du groupe, END OF A YEAR. Je pense que si nous nous étions appelé « We Who Are Not As Others », des gens nous auraient considéré comme étant un groupe inspiré par SEPULTURA, même avec le son que l’on a actuellement. Les gens aiment simplement classer, ficher les choses.

Y a-t-il quelque chose en lien avec END OF A YEAR qui t’obsède ?
J’aime que l’on poursuive chaque plan bizarre que l’on se fixe. Sur ce point, le groupe reflète ma vie à la perfection. Mais je ne crois pas que l’auditeur moyen puisse se rendre compte de cela. Le groupe est ma vie, pas dans le sens où je vis pour le groupe, mais dans la mesure où il reflète ma vie de manière exacte. Je vis pour faire des trucs étranges. C’est la seule chose qui m’intéresse. Nous avons commencé à écrire des chansons pour d’autres groupes cette semaine. Nous écrivons des chansons et nous les donnons à d’autres groupes. Pourquoi ? Parce que ça nous semblait être un challenge vraiment marrant. Cette semaine, nous avons commencé à écrire une série de chansons en quatre parties intitulée « Music To Fuck To ». C’est de la musique composée autour de rythmes pouvant aider à faire l’amour. Pourquoi ? Juste parce que c’est fun. J’aime ce genre de conneries. Je ne comprends pas ces groupes qui écrivent un album une année, puis partent en tournée, et c’est le seul but de leurs créations. Ils n’aiment pas faire des trucs bizarres ?

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En regardant des vinyles dans un magasin de disques, je suis tombé une fois sur un 7inch d’une artiste folk appelée ANNI ROSSI. Étonnamment, la pochette m’a fortement rappelé celle de « Sincerely », votre premier album. La même typo, le même genre de photos. Corrige-moi si je me trompe, mais la pochette de « Sincerely » était déjà une allusion à LUNGFISH. Donc, mes questions sont les suivantes : à quel point est-ce que tu penses que ton groupe est proche des artistes mentionnés ci-dessus ? Et est-ce important de rendre hommage à d’autres musiciens ou à d’autres groupes et de partager tes références musicales ?
« Sincerely » n’a pas de référence immédiate d’un point de vue artistique, mais est certainement à rapprocher à d’autres albums indie qui utilisent des photos de famille des membres du groupe. Ce n’est pas une idée terriblement originale, mais tout le monde, moi-même inclus, croient que ça vaut la peine d’ajouter à un album des photos de LEUR famille. « You Are Beneath Me » a une pochette qui est un clin d’œil à LUNGFISH. Nous l’avons tout de suite remarqué, mais nous avons décidé d’y aller comme ça, parce que s’il y a bien un groupe auquel je voudrais rendre hommage, c’est bien LUNGFISH.

Le hardcore et le punk semblent avoir toujours été des sous-cultures où les codes vestimentaires sont d’une importance majeure. Par exemple, John Stabb, de GOVERNMENT ISSUE, avait l’habitude de s’habiller de manière très subversive, en mettant les habits les plus « cheap » et les plus moches qu’il pouvait trouver, et aujourd’hui, les kids qui sont les plus soucieux de leur apparence semblent adopter aveuglément chaque nouvelle mode, le plus souvent pour ressembler à leurs pairs et être acceptés. Est-ce que tu vois un potentiel subversif dans l’apparence ? Vous souciez-vous de la façon dont vous vous fringuez ou de comment on vous perçoit en tant que groupe ou individus ?
Nous sommes complètement à l’ouest en matière de fringues. Nous sommes des gars avec une apparence ordinaire et nous cherchons à mettre la main sur n’importe quel habit gratos. Il se pourrait que j’essaie de choper des complets pour la tournée en Grande-Bretagne, juste parce que ce serait une bonne occasion. En même temps, ça ne nous pose aucun problème de porter un t-shirt banal. Les habits n’ont jamais été une priorité dans ma vie. J’essaie de temps en temps de mettre à jour ma garde-robe et de paraître un peu plus présentable, mais en général je finis toujours par avoir une apparence très « normale ». Concernant l’aspect subversif, je ne pense pas que mes habits puissent exprimer aussi bien ce que ma bouche peut dire.

Vous semblez avoir totalement flashé pour un type de média tout nouveau et très en vogue, soit les blogs. Peux-tu m’en dire plus sur le vôtre ? Quel usage en faites-vous ?
Nous aimons bien ces machins, et en plus, c’est facile à utiliser. J’aime bien Twitter, les blogs, Youtube, tout ça. Pourquoi ? Parce que c’est fun, et les gens qui sont crochés sur ce que cela signifie pour un groupe d’utiliser ce genre d’outils ont besoin d’avoir de vraies préoccupations. Je suis suffisamment âgé pour me rappeler qu’il est étrange d’avoir une adresse e-mail rattachée à ton groupe. Toutes ces choses changent en même temps que le monde évolue. Ça peut être vite criard quand les groupes utilisent ces technologies à mauvais escient, avec mauvais goût, mais quiconque connaît notre groupe sait que l’on fait tout ça pour le fun.

« Is there any good idea lame assholes won’t steal ? ». C’est la question ! Dans ce cas, c’est moi le trou du cul pour avoir utiliser un extrait de vos paroles comme question pour l’interview. Bref, peux-tu commenter cette phrase ?
Il semblerait que tout ce qui a valu la peine d’être fait ait déjà été diminué en termes de valeur par des idiots récupérant l’idée de base pour ensuite la ruiner. Comme aux Etats-Unis, nous avons beaucoup de groupes qui utilisent des sons électroniques conjointement avec des instruments rock plus traditionnels. Cette idée semble naturelle et devrait logiquement faire partie d’un héritage issu de groupes comme BIG BLACK et ATARI TEENAGE RIOT, mais au lieu de cela, ces nouveaux groupes se réfèrent seulement l’un à l’autre, et le résultat est un mouvement musical qui est plus apparenté à un « transit intestinal » (en anglais : « bowel movement »).

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Vous avez quitté Revelation Records et rejoint Deathwish Records pour sortir le nouvel album. Quelles ont été les raisons de ce changement ?
Revelation n’était plus intéressé à continuer la collaboration. Le type qui nous avait signés et recommandés a quitté son boulot et nous nous sommes retrouvés sur un label qui ne nous aimait pas. Ça a été très décevant pendant un certain temps parce qu’il a semblé que Revelation ait à nouveau capté l’intérêt des gens. Je ne comprends toujours pas leur logique qui consiste à faire passer un petit label qui a une réputation mitigée pour une grosse boîte du genre Warner Brothers, mais je suis sûr qu’il y a des facteurs « en coulisse » dont je ne suis pas conscient, il y a des secrets bien gardés. Deathwish, parallèlement, AIME notre musique et c’est leur intérêt principal. Ils ont besoin de vendre des disques, c’est quelque chose qui est clair pour nous tous, mais ils sont motivés quand nous le sommes nous-mêmes, ils se réjouissent de notre enthousiasme. Et ça compte. À mon avis, la chose que peu de labels comprennent, c’est que quand tu abordes QUOI QUE CE SOIT d’une manière positive et avec une motivation évidente, tes rapports sur le long terme ne peuvent que se renforcer. Pour le moment, Deathwish ne fait pas beaucoup d’argent grâce à sa relation avec END OF A YEAR, mais en soutenant un groupe comme le nôtre, ils s’établissent comme étant un label qui se passionne vraiment pour la musique. Ça leur sera bénéfique dans le futur quand des groupes qui auront plus de succès que nous considéreront Deathwish comme un label qui partage leurs valeurs et promeut l’art. SONIC YOUTH a fait en sorte que NIRVANA existe. Maintenant, je ne prétends pas que nous pouvons avoir le même impact que SONIC YOUTH et j’ignore si Deathwish aura un jour son propre NIRVANA, mais l’idée fait son chemin. Tout n’est pas immédiat. La « valeur » de certaines relations se réalise sur plusieurs décennies.

La question suivante est une question que je pose à chaque interview. Pourrais-tu s’il te plaît lister les cinq meilleurs albums que tu as écoutés dans ta vie et ensuite y ajouter un petit commentaire pour chacun de ces albums ?
LUNGFISH – « Sound In Time ». J’aurais pu choisir n’importe quel album de LUNGFISH, mais celui-ci a le plus de « hits » à mon avis. Chaque chanson résonne dans les tripes.
STIFF LITTLE FINGERS – « Go For It »…est tout ce que j’aime dans le punk et a peu de ces signes extérieurs que je déteste. Pas franchement intelligent, mais pas non plus complètement puéril.
MINOR THREAT – « Out of Step »…parce qu’il n’y a rien d’autre qui traduit mieux ce que c’est que d’être un ado désabusé. D’autres albums ont essayé d’exprimer la même chose, mais ont fini par trébucher sur un évident manque de naturel au lieu de privilégier le côté brut.
ELVIS COSTELLO – « Armed Forces »…représente au mieux COSTELLO quand il était encore énervé, mais il est plus éloquent sur cet album que sur les précédents. Bon équilibre pour un album, il me prend au dépourvu à chaque fois que je décide de l’écouter à nouveau.
108 – « Threefold Misery »…est le point final logique de cette ère du hardcore. Tout ce qui est venu après a dû canaliser toute l’énergie possible vers le « plus brutal » ou le « plus chaotique », alors que cet album en particulier était et est encore au top. Je dois m’asseoir pour écouter cet album.

Merci pour le temps que tu as consacré pour répondre à ces questions, l’interview arrive à son terme ! Veux-tu ajouter quelque chose ?
Merci pour l’interview ! Pour les gens qui n’ont rien compris à mon charabia, retenez ceci : le Soleil va finir par griller la Terre. Choisissez vos priorités en fonction de cela.

Interview : Bastien

Plus d'infos :

Label : Deathwish Inc. Records

MySpace : www.myspace.com/endofayear

Site Web : Pas de site

Site du label: www.deathwishinc.com


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Date de sortie : 2010

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Liste des commentaires :

bastien

D'accord...

Posté le : 05.12.2010 à 13:20

Kevin

Yeuah!

Posté le : 01.12.2010 à 18:14

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