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Hellfest 2011

Rob Zombie, Vader, In Flames, Morbid Angel, Suicide Silence

17.06.11 / Open Air - Clisson (France)

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Skartnak.com Faut dire que cette année, l'affiche je l'ai « découverte » bien tard, non que mon attention était portée ailleurs ou que j'ai été kidnappé au fond d'une grotte par des mutants arrivés direct du Japon les mois précédant le festival. C'est plutôt une affiche essoufflée qui attirait moins mon oeil lorsque je passais à proximité d'un poster du fest. Donc pour une fois c'est de façon plutôt calme que j'ai abordé l'édition « Hellfest » 2011, loin est l'édition délurée que j'ai vécu en 2008. Ce n'est qu'a mi-trajet que j'ai commencé à m’intéresser en détail au groupes de cette édition. Certes je savais bien évidemment qu'il y avait des grosses pointures qui allaient ramener leur tour-bus à Clisson, tels que « Scorpions » ou « Ozzy », mais c'est plutôt vers les autres groupes, que mon attention s'est tournée cette année, ces groupes qui jouent en début d'après-midi quand le public est encore à 200%, à ces groupes un peu plus « Underground » si j'ose dire, que j'ai commencé à décortiquer le running-order... Et la, surprise! Le nombre de groupes que je connaissais pouvait presque se compter sur les doigts d'une main! Cette année allait être l'année des découvertes ou pas.

Vendredi 17 Juin :

C'est en me massant les tempes que je sors de ma tente, “Metalcorner” oblige, boire un coup pendant une disco old-school est assez compatible avec un mal de crâne fort connu du lendemain. Mais toute fois, le froid environnant éveille les sens. En effet le vendredi fût le jour le plus difficile du festival, par moments je me suis presque rappelé l'édition 2007 qui est restée dans les anales avec ses conditions vicieuses. Il est 9h00, le temps de manger une morse, taper la tchatche avec les voisins et constater qu'avoir acheté une nouvelle tente au magasin du coin fut une des plus brillantes idées que mon cerveau à reussi a développer en observant le cadavre de mon ancienne tente luttant a coté de la nouvelle, [qui en a vue d'autres avec moi] se disloquer sous le poids de l'eau accumulée pendant la nuit. Il est l'heure ; direction le site du festoche pour le premier jour de festival.

La journée commence pour moi à la scène maudite! Pour la petite histoire, la troisième scène. La “Rock Hard Tent” étais ab-so-lu-ment maudite, et subissait les affres d'un micro-climat. Il suffisait de s'en approcher pour qu'il commence à pleuvoir dans la zone, ou subir une chute de température de 5°C, ou subir des rafales de vent glaciales. En la quittant, le beau temps et la chaleur revenaient! ET ça ma fait le coup pendant les 3 jours de festival! J'ai des témoins pour le prouver! Enfin bref. Je disais donc :

“Swart Crown” : groupe français que j'avais découvert par un soir d'errance dans un concert à Genève dans une salle minuscule. J'avais hâte de voir ce que le groupe allait donner sur une grande scène avec un public plus massif et un son plus puissant que celui des amplis typiques des salles minuscules. Et pour une mise en train de festival, ils ont bien fait leur job. Un Death Metal new-school bien pulsé et agressif, qui sans trop de mal, à motivé les premier amateurs de sensations fortes. Seul bémol et ceci est valable pour tout les prochains groupes sur cette scène ; les conditions climatiques de cette scène couverte (notamment le vent qui soufflait méchamment) rendait l'écoute difficile et une déformation sonore assez prononcée pour les groupes. Sinon la formation à offert au public un set comme il faut pour bien commencer la journée!

Ce n'est que 5 minutes plus tard que commençais mon premier concert sur la “Main Stage 02”. Si je me suis dirigé vers cette scène c'est finalement par pure curiosité... En effet j'ai croisé 2000 bonhommes portant tous le même tee-shirt : un tee-shirt multicolore, kitsch avec le nom du groupe tâché. Sûrement du Deathcore, et je me suis pas trompé.

“Suicide Silence” : premier constat, je me marre, mais honnêtement, je me marre tellement quand je vois un de ces groupes sur scène, voyez le contexte. Des musiciens tough guys avec la dégaine des bonhommes qui devraient faire du Death metal suédois avec un gringalet au milieu, en slim et frange (qui, faut-t'il le préciser est le chanteur) . Non content d'avoir une dégaine d'enfant de cœur rebelle avec ses petits tatouages couleurs, sont teint rougi de garçon énervé et sa petite mèche se balançant sur sa tête. Ce dernier étant perché sur une petite estrade collée au retours pour que tout le monde le voie bien. Vraiment-le-truc-inutile. Par moments quand il faisait ses petits screams, j'avais presque envie de monter sur scène, le prendre dans mes bras pour le consoler en lui disant d'une voix apaisante que tout allait bien se passer et que je le ramènerais chez lui. Sinon, l'ensemble était plutôt pas mal, c'était carré, puissant et le son était vraiment efficace (entendre la caisse clair fendre l'air et les kick faire trembler le sol valent le déplacement). Malgré le fait que j'aime pas trop ce style de Metal je dois avouer qu'au bout du compte c'était vraiment pas mal. Et sans nul doute, le public dans la fosse à du en sortir avec les yeux qui brillaient.

S'ensuivait pour moi, un moment de creux, où aucun groupe ne m'intéressait. Le survol du site, à la recherche d'un bon groupe pour passer le temps n'a pas fonctionné, c'est au Metal market que j'ai échoué. En y parlant de ce Metal Market, il faut bien avouer que c'est toujours la même chose ce genres d'endroit, ça vend du tee-shirt, du goodies ultra-kitsch, et autres joyeusetés du genre. Ça doit être la première année ou j'ai rien acheté, tellement j'ai eu l'impression d'avoir fait un saut spatio-temporel en 2009-2010. Frustré de n'avoir rien trouvé d'intéressant à acheter pour décorer la “Ar-Findel's Home”, c'est bredouille que je check le running-order ; 14h35, un petit sourire vicieux apparait sur mes lèvres, “Dagoba” monte sur “M.S 02”.

“Dagoba” : j'ai franchement hésité à ressortir mon live-report de leur dernière venue tellement c'était la même chose d'une année à l'autre. Allez j'y vais ! Soyons fous : “ Les petits spitchs [...]les “merci on vous aime so mutch” déjà entendus on été répétés une fois encore,” n'ont une fois de plus dérogé à la règle, certes le set était carré, et sans bavures, ils peuvent avoir la mérite d'avoir une set-list ultra solide, mais j'avoue ressentir beaucoup d’agacement à voir tout le temps les mêmes rituels sur scène ; (genre se verser de l'eau sûr la tête pour avoir une belle coiffure “cheveux-mouillés pour Headbunker” merci on repassera) ceci-dit, l'ambiance elle, était électrique dans le pit, encore un bon point pour les marseillais poseurs.

“Krisiun”
: c'est dans la fosse photo que le concert débute pour moi, à quelques mètres de ces monuments que sont le trio brésilien, il allait sans dire que c'était le premier gros groupe de Death du festival qui envoyait vraiment la sauce. Le concert commence je suis ravagé par la puissance des basses qui me servent d'appui pour prendre le photos. Avoir les tripes qui vibrent en rythme avec les déflagrations de la double pédale c'est franchement le kiff absolu. Et commencer le concert avec “Combustion Inferno” c'était des dents bien enfoncés dans la lèvre inférieur que j'ai du me résoudre à prendre le reste des photos plutôt que d'aller dans le pit rentrer dans le lard. Y'avait rien à dire : “Krisiun” restent “Krisiun” à balancer des compos de “Southern Storm” et de “Conquerors of Armageddon”, des compos primitives, ultra-rapides et destructrices, tout en restant sobre et épuré. leur set n'aura pas duré bien longtemps, et une fois de plus j'aurais pas eu droit à “Ravager” en live! L'font exprès pour me faire chier ou bien?!

Et maintenant place à ma plus grosse surprise du Hellfest, une groupe dont je n'avais jamais entendu parler, un groupe complètement barré et décalé qui à bien fait tripper le festival :

“Maximum The Hormone” : ce groupe débarque directement des contrées de la radioactivité, des plages naturelles étendues et du sushi. Et on peut dire qu'ils ont vraiment foutu l'ambiance! C'était du grand n'importe quoi! Imaginez 4 japonais complètement allumés monter sur une scène européenne amenant avec eux les dégaines manga, les référence pop et tout le bastringue de leur culture déjantée! Ça donne 4 barrés qui courent dans tout les sens, gesticulant dans tout les coins de scène comme des enfants confinés 10 heures dans une salle de classe et qui peuvent enfin aller dans la cour de récré s'éclater. Et on ajoute des compos qui font furieusement penser à un générique manga (ils ont notamment fait le générique de l'animé “Death Note”). Donc on a eu droit a des passages Metal, “traditionnels” avec les passages rythmiques pour headbunker et 10 secondes après, une voix de jeune fille jap', chantant un refrain 100% pop avec les tempos types du genre. On ajoute à tout ça, une interaction bien sympathique du groupe avec le public, qui ne parlent pas un mot de français... ni d'anglais! C'était assez drôle d'entendre la batteuse hurler dans son micro plein de conneries incompréhensibles et voir le public répondre par le typique “YEEAAAAAHHH” et les horns up à foison. En ajoutant encore a tout ça des morceaux plus rock and roll-punkie's et autres styles un peu déjantés. Mélanger tout ça à donné un concert vraiment cool et festif! Une fucking découverte en tout cas!

“Vader” : une des références du “Death” primitif Polonais, savent toujours donner le ton et envoyer la sauce comme il faut, et cette fois contrairement à 2009, le son était nickel et suffisamment puissant pour sentir les dents d'entrechoquer. Petit regret : un set plus basés sur leur dernier hits, et laissant plus de coté les anciens albums.

Par la suite une sieste non voulue ma fait rater quelque groupes que je voulais absolument voir mais mon contrôle des coups-de-barres n'a pas fonctionné, j'ai donc raté “Belphegor” et parallèlement “Iggy & The Stoodes”. Damn... S'ensuivait un groupe dont la réputation n'est même plus en chute libre car elle s'est déja écrasée et enterrée.

“Morbid Angel”: je vous avoue que je suis bien resté 2 minutes en train de regarder mon curseur clignoter avant d'écrire quoi que ce soit après les 2 points. Je savais pas si je devais écrire quelques lignes pour dire à quel point j'eu aimé ce groupe, ou juste me lamenter sur 5 lignes, en pleurant, pour dire à quel point la formation de “Vincent” est tombée bas. Le set était nul, les nouvelles compos étaient nulles. Entre les chansons j'avais l'impression d'assister à un concert de “Glam Rock” tellement les look de cette formation légendaire de Death ne veut plus rien dire. Ce concert ma tellement déçu que c'est avec aucune émotion que j'ai tourné les talons après la première minute de “ Rapture” préférant aller manger un burrito que de subir ça plus longtemps, je me suis quand même infligé le reste du concert par la suite victime de remords.

Consolation juste après le massacre, une groupe américain et un icône d'un metal décallé bourré de bonnes références au cinéma d'horreur et gore allait se donner en prestation après une très longue absence en France.

“Rob Zombie” : c'est dans un décor verdâtre qui ferait penser au formol dans les labos de savant fous, avec un décors simple et efficace, que Rob monte sur scène. Vêtu d'une armure en lambeaux crado, d'un casque “de poilu” et d'un sorte de bras bio-mécha en extension de l'un de ses appendices doigtés, le show d'éclairage aidant l'effet [charismatique] était garanti. L'ensemble offrait au public une vision vraiment réussie de l'ambiance d'un bon vieux film d'horreur kitsch-gore... Et c'est tout... L'ambiance y était, mais pas le reste, les compos étaient mollassonnes et un peu fades malgré que le contexte était vraiment parfait avec les passages 100% indus, mais trop d'éloges pour pas assez au final. Genre, je-sais-plus-ou-j'ai-lu-ça mais : “ un show avec des danseuses complètement allumées [...] mettront le feu.”... Elles sont apparues pendant 30 secondes et encore elles se sont fait discrètes... Les chansons se sont enchainées sans trop de transitions, Rob Zombie a eu l'air terriblement soulé lorsque il a essayé de communiquer avec le public et que ce dernier ne comprenait rien à ses attentes. Nous avons eu droit à un drumm solo en milieu de set, rien de bien impressionnant mais sympathique toutefois. Le set s'est terminé sur la chanson “Dragula” (la seule que je connaissait bien au passage et que j'ai bien eu du mal à reconnaitre). Je pourrais au moins dire que j'aurais vu “Rob Zombie” une fois dans ma vie.

“In Flames”
: se sont offert le luxe de faire la fermeture de ce premier jour de fesitval, ayant complètement décroché de ce groupe après l'album “Soundtrack To Your Escape”. J'avais peur que cette fois, on ai droit à nouveau à un set 100% basé sur les dernier albums que je n'ai jamais écouté. Simples et efficaces, sobre et épuré pour le show, “In Flames” ne changent pas leur habitudes et c'est pas plus mal ainsi. Et je dois dire que j'ai été surpris en bien par la set-list qu'on ne présente plus : “Cloud Connected”, “Trigger”, “Pinball Map”, “ The Quiet Place” pour les chansons les plus anciennes en début de set et “My Sweet Shadow” comme final, set qui m'a plus marqué que d'habitude vu qu'il était pour une fois axé sur les hits du groupe. Final ponctué par l'habituel feu d'artifices dont “In Flames” nous ont habitué. Vraiment sympa comme concert pour clore ce premier jour. On regrettera juste que le public complètement épuisé après une journée à bouger dans tout les sens n'ai point montré plus d'enthousiasme et de motivation lors des grand moments du concert.

Live Report : Ar-Findel

Ajouté le : 18.07.11

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