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Abraham

Après 6 ans d’absence, les Lausannois d’Abraham reviennent sur le devant de la scène avec « Look ! here comes the dark ». Il s’agit d’un album concept en 4 parties. Le quintet nous présente un projet ambitieux et travaillé dans les moindres détails. Rencontre avec le groupe, dans leur Saloon Bizarre.

Abraham

rose N : Bonsoir !
Groupe : Bonsoir !

N : Pourriez-vous vous présenter les uns après les autres ?
M : Moi c’est Mathieu, et je fais de la guitare.
J : Moi c’est Jacques et je fais de la guitare, comme Mathieu.
M : Et pis des voix mais pas beaucoup.
J : Un peu plus que moi.
D : Dave, batteur et vocaliste.
R : Renzo, je fais du clavinet et vocaliste aussi.
V : Valentin, je fais de la basse.

N : Vous avez attendu 6 ans pour sortir ce nouvel album, pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?
J : Prenons le temps de te répondre parce qu’on a mis longtemps pour sortir le disque.
M : Ça a mis du temps pour pouvoir vraiment obtenir des choses qui nous convenaient. On a été super exigeants et pis on a fait beaucoup de jams pendant longtemps aussi. On n'arrivait pas trop à structurer aussi. Finalement, ça a commencé à prendre forme assez tard et à partir de là ça été un peu plus rapide mais c'est vrai qu'il y a eu une phase de tâtonnement. On avait quand même 53 maquettes.
D: Il y a eu 2 ans de tournée pour le disque précédent.
J: Aussi oui.
R: Après ça nous a pris genre dans les 2 ans à composer ce disque, 2-3 ans. Et puis après il y a eu le temps du studio, de la finalisation du truc.
V: Et puis ça encore mis 1 année à partir du moment où il a été enregistré et mixé pour qu'on puisse le sortir.
M: Donc pas si longtemps.
V: On a sorti un split aussi, entre deux, avec Coilguns.
M: Exactement, on oublie, même nous.
(rires)
V: Donc on n'a pas rien glandé.
M: En tous cas, pas rien sorti non plus.

N : Quelles ont été vos sources d'inspiration pour votre nouvel album?
D: Mescalito pour commencer, sauf qu'on ne le connaissait pas encore sous ce nom là. Finalement, ce n'est qu'un avatar du Serpent à sornettes, notre dieu ancestral auquel on se réfère en permanence. Qu'on invoque pour laisser monter en nous la sève de l'inspiration et de la déglingue.
M: C'est ça, ça s'impose quoi. A partir du moment qu'on a trouvé Mescalito, on a trouvé cette connexion.
J: Il nous a montré quelques livres aussi. On pourrait peut être parler de Comment tout peut s'effondrer de Pablo Servigne, Raphaël Stevens ou bien ce manga Miyasaki qui s'appelle Nausicaä de la vallée du vent, par exemple. Des choses comme ça qui se retrouvent un peu dans ce disque. Après, j'ai pas lu The Road de McCarthy, il semblerait que ça parle du même genre de choses. En tous cas, Robin [Staps, le boss du label Pelagic, chez qui est signé Abraham] trouve que c'était une bonne idée de citer ça.
D: Ouais, pas mal de films ou de livres de SF dystopique.
J: Fiction post-apocalyptique.
D: Fiction post-apocalyptique, ce genre de choses qui dépeignent des visions extrêmement noires de l'avenir de la Terre, du vivant et donc de l'humanité. Pis on a décidé d'ajouter notre pierre à l'édifice.
J: On s'est dit pourquoi pas !
M: Ouais c'est ça, à partir du moment que le concept était bien là, on a pu donner sens aux morceaux et puis trouver une bonne direction. Cela a bien guidé effectivement.
J: Une chose qui nous semble importante tant pour cet album-là que pour le précédent, c'est la question de progression, la notion de trajet aussi qui revient souvent. Voyages, déplacements, le temps et l'espace.
R: Du bad aussi.
J: Le bad aussi.

N: Comment s'est déroulée l'écriture l'album?
J: On ne sait plus.
M: C'est comme je disais avant, au final. Ya plein de phases, au tout début il y avait pas mal de maquettes un peu faites comme ça, entre nous dans le local ou alors des maquettes faites individuellement. Et après on a un peu trié, rassemblé, puis retravaillé en fonction de la thématique. Après on a même refait des morceaux. Au début on avait beaucoup de maquettes.
D: Il y a eu une phase un peu chaotique, un peu création brute comme ça, où on avait de la peine à répéter ou à se voir pour écrire des morceaux à 5. On était très souvent 3 ou 4.
M: Ouais
D: Du coup, il n'y avait pas vraiment de suivi, on écrivait des choses comme ça, sans trop savoir où on allait, sans fil conducteur, sans même forcément finaliser les morceaux. C'est même quelque chose qu'on ne faisait pas du tout. Et puis, effectivement un moment donné, on s'est retrouvés à prendre un peu de recul par rapport à ça, à se retrouver avec quelque chose comme 4 heures de musique de qualité variable. Suite à quoi, on a fait le tri, on a posé le concept et puis après, à partir de là, on a pu un peu reprendre les morceaux et puis en les retravaillant par rapport au concept lui-même. Donc il y avait une espèce de grosse marmite à maquettes dans laquelle on pouvait aller puiser. On reprenait ensuite ça pour des morceaux qu'on allait faire, qu'on allait utiliser pour traduire le concept en musique.
R: Suivant comment, comme dit Dave, on a repris des morceaux mais si on écoute les morceaux qu'on a repris et ce que ça a donné, au final, il y en a plein c'est plus du tout les mêmes morceaux et pour certains c'est difficile de faire le lien entre la maquette qu'on a pu choisir de garder un certain moment et le résultat final. C'est clair, comme l'a dit Dave, aussi avant, on a aussi pu composer des morceaux en plus qu'on avait pas avant parce qu'on avait un concept et tout d'un coup il y avait une demande dans le concept d'avoir un morceau à un endroit où on en avait pas pour faire ça. Justement, on a aussi rejeté d'autres maquettes qu'on avait gardées. C'est là que le processus a été chaotique mais c'est aussi d'une certaine façon ce côté chaotique de l'art où tu balances un peu tout ce que tu as. Alors nous on est allé un peu à l'extrême, dans le sens où tout était chaotique même la façon dont on le faisait. Mais du moment où on a pu avoir ce concept, ça a mis toutes les choses en place et on a pu puiser dans le concept pour créer cet album avec la musique qu'on avait et aussi de la nouvelle musique qu'on avait pas pour aller dans le sens du concept. Voilà, c'est une interaction.
M: C'est ça exactement. Et les 4 parties, ça a permis aussi de se dire, par partie, on va faire un style un peu différent. Donc, on va avoir des influences un peu différentes en fonction des parties, des couleurs différentes à chaque partie. Cela nous a vachement guidé aussi après, sur comment composer.
R: On avait beaucoup de matériel mais effectivement, le concept c'est l'élément qui fait que tout s'est réuni. Sans le concept, je pense qu'on aurait pu rester assez longtemps dans le chaos encore. Alors oui, on avait d'autres concepts avant d'arriver sur celui-là, qui sont des concepts un peu liés. Pour créer ces maquettes, ya des moments où on a essayé mais c'est vrai que ce concept-là des 4 parties, de la dystopie, la chute de l'humanité, l'humanité qui va vers autre chose, la mort de la Terre, tout ça a fait que, ce disque est là aujourd'hui. Et merci à ces 2 personnes qui ont fait le concept, c'est à dire Dave et Val, qui ont mis ça en place. Et à Dave qui a écrit toutes les paroles, qui a vraiment concrétisé ça dans les paroles, par la suite, du moment où on a composé aussi. D: Le concept, on l'utilise vraiment comme une sorte de cadre, comme quelque chose qui nous donne un peu des limites et des directions à suivre. Du coup, on a vraiment cherché à faire ça à un peu tous les niveaux possibles. Déjà dans les paroles, forcément, ça c'est peut-être le plus évident. Ensuite, ça a joué dans la répartition des voix, qui fait quelle voix à quel moment dans quelle partie, on a réparti ça de telle manière. Rien que dans les paroles par partie, c'est pas la même personne qui s'exprime, c'est pas le même genre, c'est beaucoup plus impersonnel à la fin, par exemple, voire c'est complétement impersonnel à la fin. Mais on a fait ça aussi au niveau de l'instrumentation. C'est à dire sur la partie 3, qui est la partie la plus riche, la plus bizarre ou déglingue si on ose dire ça, on a rajouté des instruments qui ne se retrouvent pas dans d'autres parties du disque. En terme de sons, donc comment on a enregistré, typiquement la dernière partie qui est la partie où tout est complétement mort, les parties de batterie, je les ai enregistré dans une pièce où il n'y avait pas de room du tout, il n'y avait pas de micros room par exemple. On a tout fait pour qu'il y ait le moins de résonance possible. Ensuite, Magnus, qui a mixé le disque et qui l'a masterisé, on lui a demandé de faire ça aussi. Du coup, il a mixé chacune des 4 parties comme un disque séparé. Il partait de la base et reconstruisait un mix par partie et après il définissait des trucs.
M: On lui a donné plein d'indications assez chiantes, sur quel son on voulait, pour les grattes, pour la batterie, en fonction de qu'est-ce qu'on voulait véhiculer un peu comme type de message. C'est vrai qu'il a réussi à faire aussi un truc que je trouve qui change bien en fonction de chaque partie. La première un peu plus sale, la deuxième un peu plus lourde, la troisième un peu plus rock et tout ça il a bien compris. C'était vachement agréable.
R: Comme disait Dave, pour aller un peu plus loin, on a vraiment voulu aller au fond de ce concept là, des parties bien distinctes, même les instruments quand on a enregistré nous, parce qu'on a tout enregistré ici [dans leur local de répétition], on a essayé de mettre en avant genre les guitares, qui ont été choisies pour les parties. Pour le synthétiseur, j'ai traité les 4 parties de façon vraiment différente. Par exemple, pour la toute dernière partie, c'est la partie où il y a le plus de couches différentes de synthétiseur pour que ça drone un maximum. Enfin, tout ce travail-là on a vraiment essayé de pousser ça à l'extrême, tout en essayant de garder une cohésion pour en faire quand même un album. Effectivement en 4 volets. Après il y a tout ce côté où on est quand même les mêmes musiciens, donc on sent que ça reste notre musique à nous et le côté où Magnus a fait un mastering global de la chose aussi. Alors il y a des mix différents par partie mais après tout a été masterisé pour créer un tout bien uniforme. C'est bien, c'est en même temps marqué mais on garde cette uniformité d'une certaine façon.

N: D'où vient le nom de l'album "Look! here comes the dark"?
D: Je pense que c'est moi qui dois m'exprimer, c'est ça?
R: C'est toi qui l'a trouvé, tu devrais savoir ce qu'il faudrait dire, on va t'écouter.
D: Je pense que ça puise à plusieurs sources. Cela traduit relativement bien le concept général, c'est à dire décrire un avenir vraiment très sombre. Dans cette expression là, le fait de regarder, d'inciter quelqu'un à regarder, il me semblait qu'il y avait un petit côté un peu malicieux comme ça, qui traduit peut-être aussi notre manière de travailler, où on essaie généralement de bien bosser, on aime bien faire les choses jusqu'au bout. On se marre vraiment monstre bien entre nous, et il y a un côté hum ...
M: Pas trop pris au sérieux, non?
D: Ouais, il y a une petite mise à distance quand même, là-dedans.
R: Cette espèce de point d'exclamation un peu joyeux permet de contrebalancer le message.
D: Oui le côté un peu genre, comme si c'était une bonne chose par exemple. Comme si c'était une bonne chose que ça arrive. Il y a cet espèce de vision d'avenir. Il y a aussi dans l'idée de l'obscur, de regarder l'obscur, le fait de regarder ça en face, regarder ça dans les yeux, ne pas être dans le déni. Quand je me mets un peu dans des états où je réfléchis à ça ou j'imagine ce que pourrait être notre avenir relativement proche, c'est assez anxiogène mais le fait de regarder l'anxiété et les émotions que ça produit, ça permet déjà de les accepter et ça permet de bosser avec et de retrouver une forme de puissance d'agir.
J: Puissant
D: Puissant
R: Dur

N : Pour revenir à la personne qui a mixé votre album, en l'occurrence Magnus Lindberg [de Cult of Luna], pourquoi lui et pas quelqu'un d'autre?
J: Parce qu'on aime bien sa façon de travailler, parce qu'il est sympa et placide. Il boit des bières pas fortes à son desk de travail. Principalement parce qu'on aime vraiment bien ce qu'il a fait sur notre deuxième disque et il était extrêmement enthousiaste à l'idée de travailler sur ce projet quand on lui en a parlé. Du coup, il nous a donné vraiment envie de refaire ça avec lui.
R: C'est vrai qu'à un moment, on a eu envisagé de peut-être faire le mix chez différentes personnes vu qu'on avait les 4 parties et quand on a contacté Magnus, on était dans l'idée de voir ce qu'il en pense. Et lui il a tout de suite été très motivé à faire toute la chose. Tout de suite très réceptif, dès le départ il a compris ce qu'on voulait faire. Et vu le confort qu'on avait eu de travailler avec lui la dernière fois et en somme en tant que personne c'est quelqu'un d'extraordinaire, il est très très gentil, très à l'écoute, très sympathique, ... c'est agréable aussi. C'est bien de travailler avec des professionnels et c'est bien de travailler avec des bonnes personnes, alors si on peut avoir les deux... Et là on avait Magnus à disposition et motivé pour ça. C'était vraiment un plus de pouvoir refaire ça avec lui.
M: En plus, il comprend quand on utilise un peu des qualificatifs bizarres pour des sons ou des parties, où on se dit "ah mais il va jamais capter", genre un son bien poissonnier pour la basse. Et d'un coup il comprenait et ce genre de truc aussi c'est important.
J: Notamment l'histoire aussi de ce début de chanson qui devait sonner extrêmement bizarre, enfin la quatrième chanson de la première partie, où on ne savait pas exactement comment décrire les choses en termes de sons et finalement on lui a dit exactement ce qui nous passait par la tête, quelque chose dans l'ordre de il faut imaginer que c'est un type, un clodo sous un pont qui joue de la guitare et qui est ultra défoncé et il a dit "ah très bien je vois tout à fait ce que vous voulez" et dans les 2 minutes qui ont suivi, il avait proposé quelque chose qui était tout à fait valable et qu'on a gardé comme ça.
M: Je lui ai dit un tout petit peu plus Xasthur et lui "ah ouais je vois ce que tu veux dire!"
(rires)
R: C'est quelqu'un d'extrêmement à l'écoute et très professionnel, il est super.

N: Pour quand avez-vous prévu votre vernissage et où aura-t-il lieu?
J: Question piège. Il y a plusieurs vernissages parce qu'on a eu la possibilité de le faire différemment. On aura un vernissage à Lausanne au Romandie le mercredi 10 mai, ce qui tombe extrêmement bien puisque c'est congé le lendemain.
M: Dommage qu'on n'aie pas en première partie le rappeur Dimay, d'ailleurs.
J: C'est vrai, il est bon lui aussi.
M: ça aurait bien pété de jouer avec Dimay le 10 mai.
J: ça aurait été fantastique. Le 11 mai c'est la date de sortie officielle et là on a un autre concert.
D: Je dois juste te corriger, c'est le jeudi 10 mai notre vernissage au Romandie.
J: Ah oui, merci, c'est juste. Bon, c'est pas grave, on a congé quand même, enfin pas pour tout le monde, je sais plus quel jour c'est.
R: T'en es où alors? Tu parles de quoi?
J: Bref, jeudi 10 mai, vendredi 11 mai, samedi 12 mai et après un double vernissage à Berlin, puisque notre label est berlinois et on va jouer l'entier du disque mais réparti sur 2 soirs le 18-19 ou le 19-20, je ne sais plus.
M+R: 19-20.
J: 2 petits week-ends de vernissage.
R: Le 11 c'est à Bâle, je sais pas s'il a précisé.
J: Non, non.
R: Au Czar Fest, le festival du label de Freddy de Zatokrev. Il a deux labels, Czar of Crickets et Czar of the Bullet ou quelque chose dans le genre. Un metal un peu plus alternatif et nous on joue le soir de la soirée vraiment metal. Ya Satyricon qui jouera juste après nous.
M: Non
R: Pas Satyricon, putain je me trompe!
M: Trypticon
R: Trypticon
M: Ouais ça se ressemble vachement
R: Ouais pardon
J: Ya des y et ça fint par con
R: Ah ces noms, voilà!
(rires)
M: Ils ont pas un troisième label, le label El Clochard?
J: T'es con, arrête !
R: Label El Clochard
M: Oui
R: C'est vrai, il a un troisième label, c'est El Clochard
M: Et Labette! Excusez-moi.

N : Avez-vous une tournée de prévue un de ces 4?
D: Pour quoi faire?
R: Oui on devrait partie en octobre normalement, c'est en train de se booker actuellement. ça sera annoncé dans un moment. En Europe, il y aura certainement des dates en Suisse, en Allemagne et d'autres mais je ne peux pas donner plus de précisions pour l'instant.
M: C'est flou, ya plein de trucs pas encore confirmés.
R: C'est en train de se monter, il y aura 3 semaines normalement.

N: Je vous remercie pour cet interview.

Interview : N.

Plus d'infos :

Label : Pelagic Records

Site Web : www.abrahamband.com

Site du label: www.pelagic-records.com


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