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-super photos et commentaires, ça donne envie !
-Sympa le live reports. J'ai trouvé la fin du set de Cattle Decapitation plus carré...
-Mea Culpa alors très cher collègue. :( J'aurais du mieux vérifier effectivement.
-Ce n'était pas au Sedel le concert Beach Slang.
-Cool report même pour un non-metalleux !
-Haaaaaaa mais Anders Iwers! Putain c'est le mec de Ceremonial Oath et Tiamat! J'adore...
-YOU GET YOUR BALLS TO THE WAAAALLS!
-Merci pour le report! C'était du costaud d'organiser ces 2 gigs! Effectivement, ils...
-You're welcome, Chris! See you at Maryland Deathfest!
Après l’accueil d’une grosse tournée (The Decimation of Europe Tour) il était temps de revenir aux sources avec trois groupes Suisse. C’est ainsi que Posthumanbigbang, Emerald et The Burden Remains ont eu le privilège d’enflammer, vendredi 27 janvier dernier, la première soirée « Oh My F*cking God ! » de l’année 2012 à FRI-SON. Ayant accueilli The Burden Remains au Nouveau Monde pour leur vernissage d’album, je me réjouissais de les recevoir dans une autre salle fribourgeoise ainsi que de découvrir les deux autres groupes. Dès le milieu de l’après-midi, c’est un nuage de sourires qui envahi peu à peu les backstages. « Salü Zamme ! » A force d’accueillir des groupes, s’il y a une chose que j’ai remarqué, c’est que bien souvent nos voisins alémaniques sont chaleureux et sympathiques. Ces trois groupes ne feront pas exception et dès leur arrivée, une bonne ambiance et de la bonne humeur se mettent à flotter dans les airs. Après quelques soundchecks et un délicieux souper, on est prêt à envoyer les concerts.
Les Bernois de Posthumanbigbang sont les premiers à ouvrir la soirée. Quand on voit sur le facebook du groupe « various » et sur l’évènement de la soirée « progressive » pour qualifier le genre musical du groupe, il devient difficile de savoir à quel type de concert on va faire face. C’est donc avec curiosité que je me dirige vers la scène afin de savoir ce qui m’attend. Une fois le concert terminé voici ce que je peux dire: C'était un concert qui m’a au plus haut point tourneboulée. J’ai l’impression d’avoir vu cinq concerts différents en un. Cette variété, maîtrisée par d’excellents musiciens, fait que finalement on se laisse porter par le son et qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le groupe est composé de deux voix. La première nous gratifie de bons et puissants growls ainsi que d’un chant clair. La deuxième, principalement voix claire, a le don de vous faire dresser les poils. Puissance et émotions sont données par ces deux voix qui sont également les deux guitaristes du groupe. L’ensemble musical est d’une telle technicité et tant maîtrisé que l’expérience se fait fortement ressentir. On retrouve des riffs typiques du Hardcore et du Heavy Metal, des moments acoustiques, des sons électroniques, de la mandoline (oui, de la mandoline, vous avez bien lu!), etc. C’est vraiment varié et un plaisir à l’écoute. Pour un groupe qui ouvre la soirée, cela démarre très fort. Je ne saurais que conseiller aux personnes de découvrir ce groupe si ce n’est pas déjà fait. Pour info, ils seront en concert le samedi 11 février à Aarau ainsi que le vendredi 24 février à Bern.
Après une telle découverte, c’est légèrement euphorique que je me rends aux loges pour prendre un petit rafraichissement avant d’entamer ma deuxième découverte.
C’est au tour de Emerald de monter sur scène. Une batterie, une basse, deux guitares, un clavier et une voix. Voici la combinaison gagnante d’Emerald pour conquérir son public. Cette fois, pas de doute, petits hauts moulants, pantalons en cuir, etc., on est bien dans du Heavy Metal ! Cela a pour effet de me rappeler qu’en 2003, j’avais été voir Iron Maiden et que j’avais été impressionnée par les décors de la scène. Huit ans avant ce concert épique, Emerald était né. Pas de squelette géant sur l’arrière de la scène à FRI-SON mais bien un chanteur dont l'habileté vocale couvre plusieurs octaves. Je dois avouer que je n’écoute jamais d’Heavy et que j’ai très rarement vu des concerts de ce genre mais c’est toujours un plaisir de voir autre chose qui sort de mes frontières musicales. Un des éléments clefs de ce groupe sont les deux guitares. Les solos, les riffs sont complexes et la distorsion de celles-ci crée tout de suite un son plus puissant, intéressant et bien entendu, typique du Heavy. Certains de ces solos m’ont rappelé des chansons sur mon jeu Guitar Hero qui ont le don de provoquer des douleurs atroces dans mes mains tant elles sont rapides et complexes. Donc, j’avoue avoir été surprise agréablement pas l’habileté de ces guitaristes. Si pour le public romand Emerald est un groupe peu connu, pour l’autre côté de la Suisse, c’est un groupe apprécié et de renommé. J’ai d’ailleurs bien senti l’amour du public pour se groupe durant toute la durée du show. Dès les premiers accords, l’énergie est présente, menée par le charismatique chanteur du groupe. La foule se laisse entrainée par leur entrain, chantant même certains passages par cœur. Du début à la fin, le public restera énergique et présent face à leur prestation.
Il est temps pour The Burden Remains de clôturer la soirée. Avant de les voir sur scène, je retourne rapidement en backstage afin de palper l’ambiance qui y règne. Ah le fameux stress du groupe avant de monter sur scène! Même s’ils n’en sont pas à leur premier concert, on sent tout de suite le souci de vouloir produire un show de qualité. Les ayant déjà vus en concert, je me demande si celui-ci sera autant épique que celui donné pour leur vernissage au Nouveau Monde. Ils rêvaient d’une nouvelle ère après l’époque de Cideraid, je pense que c’est chose faite. J’avoue que maintenant que je connais The Burden Remains, j’ai de la peine à me souvenir de leur ancien groupe tant le nouveau est bon. Nous voilà plongé dans du Trash Metal. Riffs et solos de guitares soignés et structurés, on ne s’ennuie pas. Je pense qu’il est difficile de parler de ce groupe sans parler de la performance vocale sur scène de leur chanteur Thomas Schweizer. Débordant d’énergie sur scène, il l’insuffle à son public qui y répond avec rage et joie. Mélangeant trash, chant clair et petit growl, il maîtrise à la perfection ses trois styles de chant. Le public déborde d’énergie. Headbangs, poings levés vers le ciel (où plutôt le haut de la salle), on sent l’amour du public. Même si leur premier album est relativement récent, certaines personnes de la foule brailleront gaiement certaines chansons. Je me délecte tellement du concert que lorsque la fin arrive, j’ai de la peine à réaliser ce qui vient de se produire et c’est avec joie que j’accueille le retour du groupe sur scène qui jouera un extrait de Slayer avant de rejouer l’un de leur titre.
Ce soir-là , The Burden Remains a également gratifié son public de deux surprises : une reprise de Ghostbusters (Ray Parker Jr.) ainsi que la venue sur scène de notre ingénieur du son préféré et organisateur des soirées « Oh My F*cking Gog ! », Christoph Noth, pour une chanson. D’ailleurs, pour les intéressés, vous pouvez voir juste ICI ce que cela a donné en live. Merci Stéphane Schmutz pour cette vidéo! Un grand MERCI également à ce dernier pour les photos de la soirée ! Pour en voir plus, n'hésitez pas à vous rendre sur son site, juste ICI.
Live Report : Vanessa
Ajouté le : 31.01.12
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